A chaque événement sa marche blanche : et après ? :

Le rassemblement du jour, un modèle de vivre-ensemble


Publié / Actualisé
Ce dimanche 31 juillet 2016, une marche blanche silencieuse débutera devant la grande mosquée de Saint-Denis à 11 heures. Elle rejoindra la cathédrale. Ce rassemblement, prévu en hommage au curé assassiné ce mardi en Seine-Maritime, est initié par le groupe de dialogue inter-religieux de La Réunion. Reste à voir si elle déplacera les foules et si elle entraînera une véritable prise de conscience.
Ce dimanche 31 juillet 2016, une marche blanche silencieuse débutera devant la grande mosquée de Saint-Denis à 11 heures. Elle rejoindra la cathédrale. Ce rassemblement, prévu en hommage au curé assassiné ce mardi en Seine-Maritime, est initié par le groupe de dialogue inter-religieux de La Réunion. Reste à voir si elle déplacera les foules et si elle entraînera une véritable prise de conscience.

La Réunion, un exemple de vivre-ensemble ? C’est ce que l’opinion commune tendrait à croire. Après tout, un territoire où cohabitent mosquées, temples malbar, églises et autres édifices religieux a des allures de paradis fraternel en ces temps de trouble.

C’est dans cet esprit que le dialogue inter-religieux a initié une marche blanche silencieuse ce dimanche.

Une manifestation qui devient une triste habitude. Car à chaque événement sa marche blanche. Attentat, femme battue, accident routier mortel : les raisons sont multiples et le concept identique. Un rassemblement de personnes, un parcours défini, des visages fermés, des larmes contenues et autres yeux embués.

Certains diront qu’il n’est peut-être pas bien raisonnable d’entreprendre des réunions de cette envergure. Ne sommes nous pas en état d’urgence ? N’est ce pas provoquer les illuminés ? Si cet avis se défend parfaitement, son contraire aussi. N’est ce pas céder à la terreur ? N’est ce pas donner raison au combat terroriste ? Le débat est ouvert. Mais gardons à l’esprit cette citation d’Albert Einstein qui prend tout sons sens aujourd’hui : "Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire".

Si cette marche blanche inter-religieuse – mais avant tout citoyenne -  est un rassemblement bienvenu face à la division terroriste, elle peut aussi être un vrai pas vers une prise de conscience et des actions concrètes. Car seule l'unité est capable de construire une digue suffisamment forte pour résister aux vagues déchaînées par la haine.

www.ipreunion.com

   

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