L'association a décidé le retrait de l'archipel ce lundi 1er août :

Les Maldives ne feront plus partie des "Iles Vanille"


Publié / Actualisé
C'est officiel, les Maldives quittent les "Iles Vanille", cette association touristique, dont l'un de but est de proposer des voyages combinés entre les îles du sud-ouest de l'océan Indien. Réunis hier, lundi 1er août, les représentants des îles membres - Comores, Madagascar, île Maurice, Mayotte, La Réunion, les Seychelles - ont souhaité se séparer de l'archipel, dont la participation faisait polémique depuis plusieurs années. Ce retrait est effectif immédiatement.
C'est officiel, les Maldives quittent les "Iles Vanille", cette association touristique, dont l'un de but est de proposer des voyages combinés entre les îles du sud-ouest de l'océan Indien. Réunis hier, lundi 1er août, les représentants des îles membres - Comores, Madagascar, île Maurice, Mayotte, La Réunion, les Seychelles - ont souhaité se séparer de l'archipel, dont la participation faisait polémique depuis plusieurs années. Ce retrait est effectif immédiatement.

"Il y avait des discussions sur les Maldives depuis un certain temps, avoue Pascal Viroleau, directeur de l'association Iles Vanille. Mais pour pouvoir statuer sur la continuité de leur participation dans l'association, il fallait que tous les ministres membres puissent se réunir, que les calendriers coïncident".

Manque d'implication

Pour Pascal Viroleau, ce n'est pas une exclusion, c'est un retrait. "C'est un membre à qui on dit qu'il ne fait plus partie de l'association", insiste-t-il. Selon le directeur, cette décision a été motivée par le manque d'implication des Maldives dans l'association. "Lorsque l'on fait des opérations de promotions, il est important que tout le monde participe, et c'est vrai qu'on les voyait peu", observe Pascal Viroleau. Les Maldives resteront des partenaires que nous cotoieront dans des salons, comme le Sri Lanka par exemple, simplement, elles ne feront plus partie des opérations lancées par l'association".

 

Atteintes aux droits de l'homme

En plus des raisons purement économiques, Pascal Viroleau avoue que les questions d'atteintes aux droits de l'homme ont lourdement pesé dans la balance. En effet, depuis l'arrivée d'Abdul Yameen, demi-frère de l'ex-dictateur des Maldives, à la tête du pays en 2012, la situation politique s'est considérablement dégradée. Le nouveau pouvoir a ainsi rétabli la charia islamique en 2014, avec notamment un retour de la peine de mort, même pour les enfants à partir de 7 ans, ou encore un recours au fouet pour les femmes adultères. Le pays est également considéré comme un réservoir de combattants de Daesh.

Depuis, de plus en plus de citoyens, des professionnels du tourisme et même des politiques s'interrogent sur la nécessité de boycotter la destination. Le 21 juillet, une pétition avait même été mise en ligne par 7 lames la mer, pour demander le retrait de La Réunion de l'association.

Avec le départ des Maldives, les Iles Vanille espèrent faire taire les polémiques sur l'association et notamment sur ce qu'elle apporte vraiment à La Réunion."Des contestations, il y en a toujours eu, mais c'est vrai que cela fera un point en moins. Cette réunion était aussi l'occasion d'afficher nos résultats positifs et de montrer que les retombées pour La Réunion sont réelles", insiste le directeur de l'association. Ainsi, toujours selon les Iles Vanille, le nombre de croisiéristes a augmenté de 100% entre 2014 et 2016. De même, un touriste sur quatre arrive par le biais d'un combiné inter-îles, toujours selon l'association.

"Mais ces combinés existent depuis longtemps, et les professionnels du tourisme n'ont pas attendu les îles Vanille pour les proposer", nuance un professionnel du tourisme, qui juge que "La Réunion finance à perte cette association". En juin 2015, La Réunion finançait, à elle seule, près de 90 % du budget des îles Vanille. La Région Réunion avait ainsi adopté une subvention de plus de 630 000 euros pour les îles Vanille, dont le budget était d’un peu plus de 700 000 euros. "Concrètement, les autres îles ne payent que leur cotisation, soit environ 1500 euros par membre", souffle ce professionnel.

Pas sûr que La Réunion en ait pour son argent, mais au moins, elle n'a plus les affaires maldiviennes sur la conscience.

 

www.ipreunion.com

 

 

 

   

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    3 Commentaire(s)

    Je trouve que c'est bien, Posté
    J'en sais rien
    CHABAN, Posté
    Paul
    +1

    Fait pitié !
    Paul, Posté
    Quand on pense à tous ces malheureux de l'IRT qui ont dû se farcir des réunions de travail et des colloques aux Maldives, je les plains sincèrement.