L'élevage aurait été infecté par la fièvre aphteuse :

Rodrigues - Plus de 300 bêtes égorgées et enterrées


Publié / Actualisé
Ce mardi 9 août 2016, l'Express de Maurice rapporte une décision d'abattage pour le moins barbare à Rodrigues. Elle concerne un cheptel, qui serait infecté par la fièvre aphteuse. Plus de 300 bêtes ont été égorgées à l'aide d'une arme blanche, puis enterrées. Cette infection aurait également touché l'île soeur, qui a elle aussi procédé à un abattage. (Photo L'Express.mu)
Ce mardi 9 août 2016, l'Express de Maurice rapporte une décision d'abattage pour le moins barbare à Rodrigues. Elle concerne un cheptel, qui serait infecté par la fièvre aphteuse. Plus de 300 bêtes ont été égorgées à l'aide d'une arme blanche, puis enterrées. Cette infection aurait également touché l'île soeur, qui a elle aussi procédé à un abattage. (Photo L'Express.mu)

Moutons, boeufs et cabris sont égorgés à l'aide d'un couteau puis jetés dans un trou creusé dans la cour des propriétaires. Sur l'île Rodrigues, 328 bêtes auraient été abattues de cette manière. En cause : une épidémie de fièvre aphteuse, qui aurait commencé à toucher le bétail de ce territoire de l'Océan Indien.

Selon les informations du Defi Media Group, cet exercice d'abattage devrait également toucher l'île Maurice : un élevage à Vallée-des-Prêtres aurait reçu une cargaison de 11 animaux infectés. Ces derniers seraient déjà entrés en contact avec les bêtes mauriciennes.

Mahen Seerrutun, le ministre mauricien de l'agro-industrie a assuré, ce samedi 6 août, que "la situation est sous contrôle". Il a aussi lancé un appel à la viligance à l'attention des importateurs.

L'abattage sur Rodrigues a déjà démarré. Si, selon nos confrères de L'Express, seuls les animaux infectés devaient initialement être concernés, il semblerait que même les bêtes en bonne santé soient tués. A terme, plus de 4500 têtes devraient être tuées, rapporte Defi Media Group. Le processus choque néanmoins les éleveurs de la région, qui décrivent un "spectacle traumatisant" à L'express. Les autorités rodriguaises persistent à réfuter ces affirmations et affirment que cet exercice est effectué dans les normes.

 

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