Jeux Olympiques 2016 :

Rio - Entre (rares) médailles, (très) mauvais résultats et crise de nerfs, la France fait grise mine


Publié / Actualisé
Médailles et crise de nerfs : pendant que Phelps continuait d'écrire sa légende, la France a signé un doublé mardi aux Jeux de Rio avec cinq médailles de toutes les couleurs et une belle empoignade verbale chez les nageurs. De l'or au concours complet par équipes et au canoë slalom, avec Denis Gargaud le Marseillais pour succéder au roi de la spécialité, le triple champion olympique palois Tony Estanguet. De l'argent sur le tatami avec Clarisse Agbegnenou, et au concours complet individuel avec le cavalier Astier Nicolas. Et du bronze avec Gauthier Grumier, l'épéiste.
Médailles et crise de nerfs : pendant que Phelps continuait d'écrire sa légende, la France a signé un doublé mardi aux Jeux de Rio avec cinq médailles de toutes les couleurs et une belle empoignade verbale chez les nageurs. De l'or au concours complet par équipes et au canoë slalom, avec Denis Gargaud le Marseillais pour succéder au roi de la spécialité, le triple champion olympique palois Tony Estanguet. De l'argent sur le tatami avec Clarisse Agbegnenou, et au concours complet individuel avec le cavalier Astier Nicolas. Et du bronze avec Gauthier Grumier, l'épéiste.

La journée bleue de mardi a donc été superbe, après trois jours franchement poussifs, jusqu'à l'implosion du relais 4x200 m autour de son leader supposé, Yannick Agnel. Médaillé d'argent à Londres, le relais visait encore le podium. Raté : 14e place sur 16 pour le quatuor bleu dès les séries. L'humiliation. Et les langues de se délier. "On a été abandonnés par Yannick, il nous a lâchés", a asséné l'un des quatre relayeurs Jordan Pothain, furieux de la désertion de son leader, officiellement malade, victime d'une sinusite.

Réponse d'Agnel quelques heures plus tard, lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte: "Ceux qui me connaissent savent que je n'ai jamais lâché personne, ni abandonné personne, et encore moins mon équipe".


- Agnel parle, Phelps nage -


"C'est la DTN qui a fait le choix de mettre Damien Joly à ma place. Souffrant ou pas, je voulais nager", a-t-il ajouté. Triste sortie en tout cas pour le champion olympique 2012 sur 200 m libre, qui avait annoncé sa retraite internationale dimanche après une autre déception cuisante.
Mais pendant qu'Agnel parlait, Michael Phelps, lui, nageait. Et vite. Pour gagner le 200 m papillon d'abord. Puis au sein du relais 4x200 m américain. Résultat: deux médailles d'or de plus pour "le Kid de Baltimore", et 25 médailles olympiques désormais à son CV XXL, dont 21 en or.

Des titres de champions, des médailles d'or, des records battus, ça c'était donc la natation française... avant lorsqu'elle avait brillé aux JO de Londres en 2012. Les temps ont changé, tout comme les performances. Au mercredi 10 août, l'escarcelle des nageurs bleus ne compte qu'une seule médaille et elle a un goût amer puisqu'elle a été obtenu par le relais 4 × 100 m nage libre hommes qui est arrivé à Rio avec le titre de champion olympique en poche...

La quatrième journée, mercredi, a été une nouvelle suite de déceptions. Triple championne du monde (championne du monde en titre en -70 kg) et quintuple championne d'Europe, la judoka Gévrise Emane a été éliminée dès son entrée en lice dans le tournoi olympique par la Britannique Sally Conway. Extrèmement malheureuse, elle s'est dit "dégoutée" et elle ne comprend pas comment son adversaire est parvenue àla retourner au sol alors qu'elle tenait le match de main de maître. La loi du sport est souvent cruelle.

En escrime aussi la journée a été terne. Les fleurettistes Ysaora Thibus et Astrid Guyart se sont inclinées en quarts de finale de l'épreuve individuelle. Elles ont respectivement été battues par les  les Russes Aïda Shanaeva (15-13 qui a ensuite fini à la quatrième place) et Inna Deriglazova (15-6 qui a ensuite été sacrée championne olympique). Quant au sabreur Vincent Anstett il s'est incliné en quarts de finale de l'épreuve individuelle contre l'Iranien Mojtaba Abedini 15 touches à 13.

La réussite n'était pas non plus au rendez-vous du côté du torrent artificiel de Deodoro où la veille Denis Gargaud Chanut avait remporté l'or en canoë individuel. Très combatif, le kayakiste Sébastien Combot a finalement dû s'inliner en 8e de la finale ce mercredi avec 2 secondes de pénalité mais à 3 secondes et demie du podium.

Du côté des sports collectifs, il n'y aura pas de médaille pour le rugby à 7 français. Après les filles éliminées lundi les garçons ont été sortis en quart de finale, par le Japon (12-7), ce mercredi, sur un essai encaissé dans les dernières secondes.

Par cotre en basket, en hand, en volley les Jeux continuent pour les filles et les garçons, même chose pour les filles du foot. Mais ces tournois là ne font que commencer. Pour les médailles, il faudra attendre encore...

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

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