Perpignan : 28ème festival du "Visa pour l'image" :

La violence du monde en photos


Publié / Actualisé
Ce samedi 27 août 2016, s'ouvre le festival "Visa pour l'image", à Perpignan. Chaque année, cette manifestation met en lumière le photojournalisme à travers des expositions. L'occasion de rappeler en images la violence courant dans le monde : crise des migrants, conflits planétaires ou encore la vie sous Daech. Frédéric Lafargue, photographe ayant travaillé quelques temps à La Réunion, y participera.
Ce samedi 27 août 2016, s'ouvre le festival "Visa pour l'image", à Perpignan. Chaque année, cette manifestation met en lumière le photojournalisme à travers des expositions. L'occasion de rappeler en images la violence courant dans le monde : crise des migrants, conflits planétaires ou encore la vie sous Daech. Frédéric Lafargue, photographe ayant travaillé quelques temps à La Réunion, y participera.

Des regards vides. Des visages dissimulés. Des enfants fouillés. Les clichés de Frédéric Lafargue illustrent la vie sous le joug de Daech. Ces photos qui montrent un pays et des personnes meurtries par une pression omniprésente, seront exposées dès aujourd’hui au festival " Visa pour l’image ". La manifestation met en lumière la violence du monde. Et quoi de mieux que des photos pleines de sens pour la retranscrire ?

Le photographe de presse Frédéric Lafargue a l’habitude de saisir des moments au vol lors de conflits : Irak, territoires palestiniens, Iran, Syrie, Egypte, Jordanie et Liban sont passés sous le flash de son appareil. Des expériences qui font suite à un passage à La Réunion où il a travaillé au " Réunionnais ", quotidien mis en place par Armand Apavou et aujourd’hui disparu. Il couvre ensuite des conflits sociaux importants tels que l’affaire Théo Hilarion, le docker éborgné par une balle tirée par un gendarme lors d’une manifestation au Port en 1994. Il quitte l’île deux ans plus tard. Et aujourd’hui, ses clichés sont exposés à la 28 éme édition du Visa pour l’image. Une manifestation incontournable, après cette année marquée par les attentats et la crise des migrants. Le festival engagé se divise en sept lieux d’exposition. L’un d’entre eux sera consacré aux photos prises par Yannis Behrakis pour l’agence Reuter. La série est baptisée " Les chemins de l’espoir et du désespoir " et montre l’exode, cette conséquence directe des grandes crises.

A l’occasion de ce festival, un hommage sera aussi rendu à l’ensemble des photographes et journalistes disparus cette année. Pour l’amour de la photo et pour la passion de capturer l’instant présent. Car une image vaut mille mots.

 

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !