La filière de la "volay péi" veut gagner en visibilité et en reconnaissance :

"Ici, on a un poulet premium !"


Publié / Actualisé
Ce jeudi 15 septembre 2016, la filière avicole de La Réunion a présenté une nouvelle stratégie de valorisation de la " volay péi ". A travers une coopération avec les restaurants, collectivités, bouchers et grilleurs rôtisseurs, les éleveurs souhaitent que les Réunionnais consomment davantage " local ". Un nouveau logo ainsi qu'une campagne d'affichage seront lancés prochainement.
Ce jeudi 15 septembre 2016, la filière avicole de La Réunion a présenté une nouvelle stratégie de valorisation de la " volay péi ". A travers une coopération avec les restaurants, collectivités, bouchers et grilleurs rôtisseurs, les éleveurs souhaitent que les Réunionnais consomment davantage " local ". Un nouveau logo ainsi qu'une campagne d'affichage seront lancés prochainement.

"Ici, on a un poulet premium" s’enorgueillit James Hoareau, président du goupement de producteur de volailles Avipole Réunion depuis désormais une quinzaine d’années. Un goût sans égal, mais une consommation peu élevée : sur les 32 000 tonnes de volaille mangées sur l’île, seules 11 000 sont produites localement, soit environ 40 %. L’Ariv (Association Réunionnaise interprofessionnelle de la volaille et du lapin) est bien décidée à renverser cette tendance.

Le collectif a présenté ce jeudi leur nouvelle stratégie. Changement de logo, lancement d’une campagne d’affichage, valorisation des grilleurs, boucheries et cantines utilisant la volaille péi… tant de moyens ayant pour but de revaloriser le poulet local. Ce qui passe d’abord par le développement de la production et la reconnaissance des producteurs. "Nombreux sont les Réunionnais qui pensent manger de la volaille péi au restaurant alors que c’est faux" s’insurge James Hoareau, entouré des représentants de bouchers, charcutiers, restaurants, opinant du chef.

Car eux s’affirment fiers de cuisiner la volay péi. Patrice Dubré, rôtisseur à la Rivière Saint-Louis, le fait depuis maintenant 17 ans. Saveur mexicaine, combava, qu’importe, pourvu que la matière première soit 100 % issue de la production réunionnaise. Pour lui, "c’est la meilleure". Sans discussion.

A l’occasion de la fête de la gastronomie, les restaurants partenaires vont aussi mettre "en lèr" la volaille péi. Une quinzaine d’établissements mettra les petits plats dans les grands autour du poulet "la kour" lors de l’événement qui débute le 23 septembre prochain.

Pour James Hoareau, valoriser la filière permettra aussi la création d’emplois. Car derrière un éleveur, il y aurait "sept emplois". Et si la production locale est aussi timide, la raison se trouve selon lui dans la concurrence implacable de l’importation : "On a 2000 000 tonnes de poulet face à nous à prix imbattable.

Mais il faut savoir que, régulièrement, les industries de Métropole récupèrent leurs marges sur les parties nobles du poulet…" Et les parties restantes ? "Soit on les détruit, soit on les envoie ailleurs. Et on en envoie beaucoup à La Réunion" affirme cyniquement le producteur saint-joséphois. Sans tarir d’éloges sur la volay péi, qui est "plus mature, plus grosse, et donc meilleure". A noter qu’un site internet sera bientôt disponible pour que vous puissiez savoir où la manger. Ou lorsque le poulet la kour se met à l’heure du 2.0.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Envie de basculer vegan, Posté
il suffit de regarder les installations high tech: des batiments sans fenetre de 50 à 90 metres pour certains. Toutes les surfaces sont betonnées et les fientes manipulées au tractopelle. Les aliments sont stockés dans des silo qui font qu'on se demande si on a affaire à une cimenterie. => le poulet ne voit ni le ciel bleu, ni l'herbe de toute sa vie.