Courrier des lecteurs de Jean Claude Comorassamy :

L'ancien séchoir à tabac de Piton-St-Leu devenu la première cantine scolaire gratuite en 1946


Publié / Actualisé
Organisées chaque année depuis 33 ans par le Ministère de la culture, les journées européennes du patrimoine ont battu leur plein ce week-end. Jean Claude Comorassamy nous a adressé un courrier des lecteurs au sujet de cet événement.
Organisées chaque année depuis 33 ans par le Ministère de la culture, les journées européennes du patrimoine ont battu leur plein ce week-end. Jean Claude Comorassamy nous a adressé un courrier des lecteurs au sujet de cet événement.

Cette année encore, les Journées du patrimoine de ce week-end de septembre, ont connu un grand succès, d’après les médias locaux. C’est ainsi que les bâtiments patrimoniaux, des sites chargés d’histoire se retrouvent en belle place et ont été ouverts au grand public, pour certains exceptionnellement.
Néanmoins,  je vous invite à découvrir ce lieu à Piton St-Leu où est née la première cantine scolaire gratuite de l’Île, il y a exactement 70 ans. Lieu, qui est resté dans un grand silence voire dans l’ignorance.

Alors, plongeons-nous quelques instants à cette éternelle page d’histoire de Saint-Leu et d’un homme, son Maire. Tout commence en 1945, M. Mario Hoareau est élu maire de la commune de Saint-Leu, il inscrivait sa priorité la lutte contre la grande  misère qui sévissait sur la Réunion mais surtout sur la Commune.

Une année après son élection, le Maire Mario Hoareau décidait en 1946, d’acheter le bâtiment de la coopérative agricole (par la suite il apercevra même que le terrain appartenait du domaine communal…) qui est situé au dessus du cimetière du Piton-Saint-Leu pour devenir la première cantine scolaire gratuite de l’Île. Mais aussi en même temps de favoriser l’école pour tous, car l’alimentation a été longtemps un frein pour les parents d’envoyer les enfants à l’école, en raison de leur vécu quotidien confronté à la pauvreté.

Cette cantine gratuite a fonctionné jusqu’à 1960, puisque chaque école de la Commune par la suite, ayant construite sa propre restauration scolaire. Fermée, redevenue séchoir à tabac pendant un an au plus, puis louée à un commerçant du Piton sans réussite, pour devenir un centre culturel d’importance pour la Commune : Le Séchoir (salle de spectacle).

Aujourd’hui, malgré que la page de cette histoire soit tournée, ce patrimoine devenu de plus un lieu culturel (le Séchoir), ne doit pas faire oublier la richesse et l’histoire de ce patrimoine mais aussi de son Maire.

D’ailleurs, ne dit-on pas que tout ce qui est sauvegardé est voué à témoigner de l’histoire ou encore que l’héritage du passé ne doit pas être fait  pour sombrer dans l’oubli ?

   

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