Carrière de Bois-Blanc - Le député-maire écrit au Préfet et aux ministères :

Thierry Robert : "Si les révélations d'Imaz Press sont avérées, l'enquête publique est à foutre à la poubelle"


Publié / Actualisé
Après notre article publié ce lundi 3 octobre 2016 relatant nos investigations auprès des commissaires enquêteurs de la carrière de Bois-Blanc, le député-maire de Saint-Leu a écrit au Préfet et aux ministères. Il indique que "si les révélations d'Imaz Press sont avérées", il demandera l'annulation de l'enquête publique, qui sera "à foutre à la poubelle". Il compte requérir une enquête ministérielle afin de "mettre la lumière sur tout ce qui se passe aujourd'hui autour des carrières". Pour l'heure, il a d'ores et déjà fait part de sa décision de ne plus accueillir les commissaires enquêteurs dans sa commune
Après notre article publié ce lundi 3 octobre 2016 relatant nos investigations auprès des commissaires enquêteurs de la carrière de Bois-Blanc, le député-maire de Saint-Leu a écrit au Préfet et aux ministères. Il indique que "si les révélations d'Imaz Press sont avérées", il demandera l'annulation de l'enquête publique, qui sera "à foutre à la poubelle". Il compte requérir une enquête ministérielle afin de "mettre la lumière sur tout ce qui se passe aujourd'hui autour des carrières". Pour l'heure, il a d'ores et déjà fait part de sa décision de ne plus accueillir les commissaires enquêteurs dans sa commune

Notre article publié ce matin, "Imaz Press incognito à l'enquête publique sur la carrière de Bois Blanc" relatant les propos d'un des commissaires enquêteurs, n'a pas manqué de faire réagir le député-maire de Saint-Leu. "Véritablement sans voix", Thierry Robert a envoyé deux courriers au préfet, dans la journée. Dans une lettre envoyée en milieu d'après-midi (à lire intégralement ici), il annonce que les commissaires enquêteurs ne seront pas accueillis dans sa commune.

"Il est hors de question que cette enquête qui a l'air d'être pipée se poursuivre sur notre territoire" lâche t-il. Il compte ainsi demander l'arrêt immédiat de l'enquête publique, au vu des "zones d'ombre" existantes, ainsi que l'ouverture d'une enquête ministérielle "pour faire la lumière sur tout ce qui se passe aujourd'hui autour des carrières".

 

 

Pour lui, si ces "révélations sont vraies", il faudrait "prendre l'enquête publique, la foutre à la poubelle et tirer la chasse". Le député-maire estime enfin que le préfet aura deux choix face à lui : "Soit, il décide d'enterrer cette carrière qui n'a pas lieu d'être, soit on repart sur une nouvelle enquête avec un nouveau dossier". Affirmant que "ça commence à faire beaucoup", il précise qu'une "vingtaine de personnes" lui a fait part de la non-neutralité des commissaires enquêteurs lors de la manifestation de ce dimanche à Bois-Blanc.

 

   

4 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
Kejglke
Bien résumé !
Kejglke, Posté
Avec un président de région qui soutient sans honte Sarkozy avec toutes ses casseroles, et l'Etat qui fait passer des lois à coup de 49.3 en tabassant des gens, on est pas étonné des méthodes utilisées pour faire passer coûte que coûte ce projet de carrière.
@malzack, Posté
on peut faire beaucoup de reproche a TR, mais dans ce cadre il représente sa population qui rejette dans sa grande majorité ce projet ...
Malzack, Posté
Mr Robert ne peut plus aujourd'hui s'offusquer de quoi que ce soit . Qu'il montre patte blanche avant de pouvoir fustiger telle ou telle affaire. Pour cela il faudrait être irréprochable et il semblerait que cela ne soit pas le cas.