SIDR - Logements sociaux indécents :

Saint-Denis - Un immeuble devenu éponge aux Lataniers


Publié / Actualisé
Le bâtiment est âgé de moins d'un an quand les premières infiltrations d'eau commencent à apparaître sur les parois des logements des Lataniers. L'immeuble situé dans le quartier du Butor à Saint-Denis fait partie du parc locatif de la SIDR et a été déclaré "indécent" par les instances sanitaires. Les uns après les autres, les appartements commencent en 2013 à se transformer en éponge, les stigmates de l'humidité devenant visibles au fil des mois pour 80% des appartements.
Le bâtiment est âgé de moins d'un an quand les premières infiltrations d'eau commencent à apparaître sur les parois des logements des Lataniers. L'immeuble situé dans le quartier du Butor à Saint-Denis fait partie du parc locatif de la SIDR et a été déclaré "indécent" par les instances sanitaires. Les uns après les autres, les appartements commencent en 2013 à se transformer en éponge, les stigmates de l'humidité devenant visibles au fil des mois pour 80% des appartements.

Dès le départ, les locataires ont demandé une constatation de la part du bailleur social. Le suivi de la Confédération nationale du logement (CNL) amènera les locataires à engager des actions devant la justice. Entre procédures, expertises, visites de la CAF et de l'Agence régionale de santé, ils vont batailler pendant trois ans. En 2015 les instances sanitaires se déplacent dans les logements incriminés. Les locataires disent que leurs habitations rendent malades personnes âgées et enfants qui souffrent de troubles respiratoires à cause de la moisissure.

L'obligation de payer des loyers malgré l'état des logement ajoute à la détresse des locataires. Les loyers n'ont été suspenduq qu'à l'issue de la première condamnation du bailleur social, en décembre 2015. Portée par la CNL, la parole des habitants permettra d'obtenir une expertise de l'immeuble, pour identifier l'origine des inflitrations. Dans le même temps, nombreux locataires ont quitté les lieux. Deux familles encoe présentes continuent le combat. Leur logement n'a toujours pas été réhabilité et les dégâts continuent de s"amplifier.

Si le bailleur est condamné, ce dernier n'oublie pas de mentionner la responsabilité du constructeur. Malfaçons, infiltrations, moisissures, la SIDR se défend de ne pas gérer la maîtrise d'ouvrage et dit que la plupart des immeubles ont été acheté en Vefa (vente en l'état futur d'achèvement), comprenez que la vente étant signée avant le début de la construction.

Toujours pas de responsable

Alors, à qui la faute ? La justice tente toujours d'éclaircir les zones d'ombres, puisque qu'une seconde expertise judiciaire, décidée à l'issue de la seconde condamnation le 1er septembre dernier de la SIDR, tente de trouver l'origine des inflitrations d'eau. Cette seconde expertise, effectuée ce jeudi 13 octobre 2016 n'a pu être achevée, puisque l'expert a refusé la présence d'Erick Fontaine, administrateur de la CNL, dans les appartements devant être visités.

Les locataires étonnés par le refus de la présence d'Erick Fontaine, n'ont pas laissé l'expert effectuer ses visites chez eux. Si Maître Selly, présent sur les lieux au moment de l'altercation "n'ose penser que la SIDR ait donné des directives à l'expert", Erick Fontaine témoigne d'un accueil "agressif" de la part du constructeur de l'immeuble, lui aussi présent sur les lieux.

A noter qu'une première expertise des logements avait eu lieu en janvier dernier, à l'issue de la première condamnation du bailleur. L'expert de l'époque a été remplacé en février. Depuis, aucune visite n'avait été effectuée, d'où la nécessité de la réunion de ce jour.

Concernant la réhabilitation de l'immeuble - qui présente un état indécent dès le hall d'entrée - le bailleur avait 4 mois à l'issue de chaque condamnation pour effectuer les travaux. Les appartements présentent toujours les importantes infiltrations, et les troubles de santé de leurs habitants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l'heure, les locataires continuent le combat et refusent de quitter les lieux. A l'issue du dernier verdict du tribunal d'instance, les habitants des Lataniers s'étant constitués partie civile, ont obtenu 500 euros de dommages et intêrets et la suspension du paiement de leur loyer.

La SIDR souligne qu'un rapport de l'ANCOLS - l'agence nationale du contrôle de logement social, l'a qualifié de  "bailleur le plus social de France" et à propos de l'immeuble des Lataniers, Bernard Fontaine, directeur général de la SIDR, avait déclaré "nous nous excusons parce que nous nous devons d'apporter des logements en bon état".

www.ipreunion.com

 

   

2 Commentaire(s)

Gemijuco, Posté
C'est inimaginable de faire des constructions comme cela ! Le responsable peut dormir tranquille sachant que tout va aussi mal ? et les constats d'huissier, je pense qu'il y en a eu ? il ne faut pas baisser les bras, c'est franchement ignoble de permettre à de braves gens d'habiter dans de telles conditions !!!
Gieller, Posté
Et pendant ce temps là on arrête façon grand criminel un pauvre gars parce qu'il a téléchargé quelques morceaux de musique... On vit une époque formidable !