Opposants et partisans du mouvement étaient présents :

"Manif pour tous" - Rires jaunes face aux drapeaux bleus et roses


Publié / Actualisé
Ce samedi 15 octobre 2016, la manif pour tous a repris du service du côté de Saint-Denis, au Barachois. Une poignée de membres du collectif "Tous pour le mariage homme-femme" a investi le kiosque pour exprimer sa position - qui n'a pas changé - sur la question de l'homoparentalité. Rejoints par l'évêque, ils ont aussi été applaudis... par des opposants au mouvement. Qui n'ont pas pu retenir quelques rires jaunes face aux drapeaux roses et bleus fièrement brandis.
Ce samedi 15 octobre 2016, la manif pour tous a repris du service du côté de Saint-Denis, au Barachois. Une poignée de membres du collectif "Tous pour le mariage homme-femme" a investi le kiosque pour exprimer sa position - qui n'a pas changé - sur la question de l'homoparentalité. Rejoints par l'évêque, ils ont aussi été applaudis... par des opposants au mouvement. Qui n'ont pas pu retenir quelques rires jaunes face aux drapeaux roses et bleus fièrement brandis.

Sourires aux lèvres et accompagnés de leurs charmantes têtes blondes, les membres du collectif "Tous pour le mariage homme-femme" étaient une dizaine à se réunir hier soir au Barachois. Leur objectif : exprimer leur accord à la Manif pour Tous prévue aujourd'hui à Paris. Le vice-président Jacques Bougault concède "On n'a pas les moyens d'organiser une telle manifestation, donc c'est plutôt un geste de solidarité". Avant de dériver vers les "dérives qu'implique le mariage pour tous". Et ici, on parle bien de "binômes" homosexuels. Car, un couple, c'est bien sûr "biologiquement un homme et une femme". Et non, le terme n'est absolument pas péjoratif dans la bouche du collectif : "C'est une manière de décrire" lâche le vice-président. Ni plus ni moins...

Non loin d'eux et armés de leurs drapeaux arc en ciel accrochés sur leurs vêtements, une dizaine d'étudiants. Pacifistes, mais incrédules. Ils ne comptent pas s'exprimer au micro, mais souhaitent juste montrer qu'ils sont présents. Histoire de faire peser la balance des deux côtés.

Sans trop de surprise, l'évêque Monseigneur Gilbert Aubry est apparu. Il serre des mains, distribue des sourires et entame un échange avec les jeunes étudiants. Pas de vagues, mais plutôt le sentiment d'un mur infranchissable entre les deux parties. Même si "il a quand même évolué en trois ans" souligne l'un des jeunes présents. Ce qui n'a pas empêché l'homme d'église de parler des oiseaux qui élèveraient naturellement leurs bébés à deux ou d'avoir une pensée pour Barack Obama, "qui a manqué d'un père". Bon, on espère bien que le président des États-Unis aura vent de cette pensée amicale.

Car l'homoparentalité est un sujet épineux pour ces partisans du couple homme-femme (et rien d'autre!). Mais qu'on se rassure, la GPA (gestation pour autrui) les gêne dans toute son ampleur. Ce n'est par contre pas le cas de la PMA (procréation médicalement assistée), si l'on en croit Jacques Bougaut : "J'ai des amis qui ont eu un enfant via PMA..." Alors, quel est le problème? "Naturellement, les homosexuels ne sont pas stériles." Une logique sans failles. "C'est un problème de choix de vie." Cette conclusion, on l'attendait.

Le rassemblement s'est dispersé en début de soirée, après une performance musicale de l'évêque au micro. Sans se faire prier. "Nous ne sommes pas nombreux mais nous sommes la flamme de l'espérance" a t-il affirmé. Rires jaunes chez les étudiants un peu consternés face à une telle conclusion. Qui n'a pas manquée d'être applaudie par les porteurs de drapeaux bleus et roses.

   

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