L'euthanasie est souvent l'issue fatale pour les chiens et chats de la fourrière :

SPA de Sainte-Marie : 32 places pour des centaines d'animaux errants


Publié / Actualisé
Faute de places suffisantes pour accueillir l'ensemble des animaux errants, le refuge animalier du Grand Prado, à Sainte-Marie doit faire face à une triste nouvelle. L'ensemble des chiens et chats récupérés par la fourrière devra être euthanasiés. Une issue fatale qui n'est pourtant pas exceptionnelle : chaque année, sur le Nord de l'île, près de "2000 euthanasies par an" seraient pratiquées, selon la responsable du refuge.
Faute de places suffisantes pour accueillir l'ensemble des animaux errants, le refuge animalier du Grand Prado, à Sainte-Marie doit faire face à une triste nouvelle. L'ensemble des chiens et chats récupérés par la fourrière devra être euthanasiés. Une issue fatale qui n'est pourtant pas exceptionnelle : chaque année, sur le Nord de l'île, près de "2000 euthanasies par an" seraient pratiquées, selon la responsable du refuge.

Regard plein d’espoir, oreilles dressées et pattes appuyées sur les barrières : les chiens du refuge animalier du Grand Prado s’animent dès lors que quelqu'un s’approche de leur box. Dans la folle attente, peut-être, qu’il s’agisse de leur futur propriétaire. Et qu’ainsi, ils libèrent une place pour leurs camarades capturés par la fourrière. Car le refuge fait aujourd’hui face à une passe compliquée. "On a un quota de 32 places et on doit le respecter. On a explosé ce nombre d’animaux tolérés" déplore Annick, la responsable. Conséquence : faute de place pour les accueillir, les chiens et chats de la fourrière sont euthanasiés, au niveau de la fourrière.

La fatalité comme seule solution, regrette la responsable : "Sur le Nord, c’est pratiquement 93 à 95 % d’euthanasies par an, chiens et chats confondus, ça fait à peu près 2000 par ans". Car cette fameuse trentaine de places est censée pouvoir accueillir l’ensemble des animaux récupérés par la fourrière sur le territoire de la Cinor. Dont la plupart auraient d’ailleurs un propriétaire, au vu de leur "état de santé" et de leur "gentillesse". Si quelques propriétaires viennent récupérer leur animal, tous n’ont pas cette chance. Et surtout, ils ne sont pas tous identifiés, comme l’obligerait "la loi de 1999" qui indique que "tout propriétaire de chat, chien, furet, doit faire identifier son animal" avec une puce ou un tatouage. Ainsi, si l’animal est retrouvé sur la voie publique, il est plus facile de retrouver la personne à qui il appartient. Car, selon la responsable, "les propriétaires ne prennent pas la peine de venir à la fourrière pour voir si leur animal a été capturé".

Outre une identification systématique, la seule solution pour désengorger le refuge serait une recrudescence des adoptions. Ainsi, le nombre de places occupées pourrait "redescendre à un nombre correct", ce qui permettrait à l’espace de récupérer chiens et chats condamnés à la fourrière.

Ce quota de 32 places, Annick ne peut que le qualifier "d’aberrant". Mais elle n’a d’autre choix que de respecter les normes. Dans le cas contraire, la Cinor est en droit de "l’éjecter" du refuge.  Mais si des centaines d’animaux errent actuellement dans les rues, elle estime que chiffre peut être revu à la baisse, "si les gens étaient plus sensibilisés à la cause animale". L’abandon, une solution souvent adoptée, lorsqu’un chien devient un peu trop encombrant ou qu’une chatte vient d’avoir une portée, aggrave la situation : "Nous n’exigeons rien quand quelqu'un vient abandonner son animal au refuge. Mais souvent, on en retrouve dans les cannes. Un animal abandonné dans la nature de ne sait pas se débrouiller, il est perdu, risque de se faire écraser" regrette la responsable qui estime également que "les élus politiques n’en font pas assez". Un recensement de la population féline et canine à La Réunion serait, selon elle, un pas vers une meilleure sensibilisation de la cause animale.

www.ipreunion.com

   

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