Transitaires en grève - Une réunion sous l'égide de la préfecture est prévue à 16h30 (actualisé) :

Le mouvement continue : plus de 1 000 conteneurs en attente au Port


Publié / Actualisé
Le mouvement de grève continue au Grand Port Est ce mardi 8 novembre 2016. Selon le président du syndicat des transitaires de La Réunion - TLF Réunion, Hervé Marodon, entre 1 000 et "3 000 conteneurs" seraient toujours bloqués, en attente de livraison.
Le mouvement de grève continue au Grand Port Est ce mardi 8 novembre 2016. Selon le président du syndicat des transitaires de La Réunion - TLF Réunion, Hervé Marodon, entre 1 000 et "3 000 conteneurs" seraient toujours bloqués, en attente de livraison.

Une réunion est prévue cet après-midi à 16h30, sous l'égide de la préfecture, pour trouver un accord entre manutentionnaires et transitaires. Ces derniers demandent "une véritable mutualisation des moyens entre les différentes entreprises", ainsi qu'"une indemnisation des transporteurs en cas de délai d'attente supérieur à 45 minutes" explique Patrick Cassagnabere, président de la commission Transport au sein de TLF  Réunion.

Pour le président du syndicat des transitaires, Hervé Marodon, "les manutentionnaires font la loi... On privilégie le transbordement au commerce local". Aucun blocage de la route n'est prévu, même si le mouvement pourrait se durcir, en l'absence d'accord.

"Nous dénonçons un manque d'anticipation" continue t-il, tandis qu'il propose une meilleure organisation des containeurs au cours de la nuit pour que le trafic se fluidifie le matin. "Si un client veut le conteneur 14 et qu'il n'est pas à portée de camion, déplacer les autres conteneurs avant de l'atteindre prend du temps" explique Hervé Marodon. C'est dans cette optique que les transitaires espèrent une indemnisation au delà de 45 minutes d'attente au Grand Port.

Une situation qui pourrait devenir critique ce mercredi

La question de la restitution des conteneurs vides sera également abordée. De son côté, Jean-Brac de la Perrière, qui gère la société de manutention portuaire SGM, pourrait sous-traiter ses moyens matériels avec les autres entreprises - SAMR, SOMACOM - qui gèrent les terminaux. Le but serait d'augmenter les moyens pour "leur meilleure répartition en fonction de la demande".

Il prévient que la "situation devient critique quand les bateaux qui arrivent n'ont plus de place pour décharger... Cela peut devenir critique à partir de demain soir" - mercredi 9 novembre - puisque deux navires doivent encore arriver au Port.

Pour Jean-Brac de la Perrière, il faudrait que "les clients des transporteurs acceptent d'être livrés toute la journée" et non pas seulement le matin, pour tenter de fluidifier le trafic des camions. "Nous on travaille pour raccourir les délais de livraison... Mais on ne peut pas répondre favorablement à la mutualisation des moyens entre les différentes entreprises qui réceptionnent les conteneurs déchargés des bateaux. Cela a été fait pendant 20 ans et ça n'a pas marché. Nous restons sur notre position" termine t-il.

Les discussions continuent ce mardi entre les différentes parties pour tenter de débloquer la situation.

www.ipreunion.com

   

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