5 axes de travail ont été présentés pour sortir l'horticulture péi de la crise :

La filière horticole réunionnaise prend des mesures et s'organise


Publié / Actualisé
Au cours d'une conférence en présence des institutions, étaient présentés ce mardi 22 novembre 2016 les détails d'un audit stratégique qui a pour but de redresser l'horticulture réunionnaise. La filière, qui connaît des difficultés économiques, s'est dégradée ses dernières années. A travers 34 actions, les collectivités, la chambre d'agriculture, la préfecture ainsi que les horticulteurs eux-mêmes tenteront d'apporter à l'horticulture locale sa reconnaissance. Mutualisation des moyens, alternatives à l'importation de végétaux, le plan prévoit de valoriser la production locale, au profit des entreprises de La Réunion et des consommateurs.
Au cours d'une conférence en présence des institutions, étaient présentés ce mardi 22 novembre 2016 les détails d'un audit stratégique qui a pour but de redresser l'horticulture réunionnaise. La filière, qui connaît des difficultés économiques, s'est dégradée ses dernières années. A travers 34 actions, les collectivités, la chambre d'agriculture, la préfecture ainsi que les horticulteurs eux-mêmes tenteront d'apporter à l'horticulture locale sa reconnaissance. Mutualisation des moyens, alternatives à l'importation de végétaux, le plan prévoit de valoriser la production locale, au profit des entreprises de La Réunion et des consommateurs.

"C'est une filière qui n'est pas du tout organisée" estime Yannick Lauret, horticulteur de l'Etang-Salé. Ce dernier, présent autour de la table au Palais de la Source, pointe un "manque de reconnaissance" de la filière comme principale problématique. L'importation de masse causant une concurrence déloyale de la part de "faux horticulteurs" pratiquant le "prêt-à-vendre", est particulièrement pointée du doigt. "Les consommateurs sont encore bernés" lance t-il.

Justement, ce ce que va tenter de régler l'audit stratégique présenté ce jour par le syndicat de la filière, l'Union des horticulteurs et pépiniéristes de La Réunion (UHPR), présidée par Patrice Fages. Cinq axes de travail comprenant 34 actions ont été déterminés dans le cadre de ce plan pluriannuel, qui sera financé par l'Odéadom, l'office de développement de l'économie agricole d'outre-mer.

Pour l'heure, la filière horticole réunionnaise réalise un chiffre d'affaire annuel de 45 millions d'euros. Selon les éléments communiqués par l'EHPR, 50% du CA provient de végétaux importés, dont 25% sont des produits finis, ne nécessitant aucune culture.

C'est "une filière horticole assoupie, oubliée, mais qui retrouve une certaine dynamique", commente le président de l'UHPR. Il déplore la disparition de 130 horticulteurs ces 10 dernières années, tandis que la filière n'a que 35 ans d'existence.

Des "fiches actions" sont donc à disposition des professionnels pour structurer le secteur et rendre ses lettres de noblesse à la production péi.

Le premier axe consistera donc au renforcement de la production locale sur son marché, pour lequel treize actions seront allouées. Structuration commerciale, promotion des fleurs et plantes locales mais aussi une meilleure connaissance du marché font partie des pistes de travail.

Une plate-forme numérique dédiée aux professionnels est également prévue, afin de regrouper, par catégorie de végétaux les besoins des horticuluteurs. Parmi les actions, un groupement pour les achats des matières nécessaires à la culture, dans le but d'en réduite le coût. "Nous ne sommes pas un professionnel mais une filière" a lancé le président de l'UHPR.

Le deuxième axe entrevoit d'optimiser la performance technique des systèmes de production en six actions distinctes. Les professionnels tendront vers de meilleures pratiques techniques et agro-environnements, en vue d'une politique de qualité.

Le renforcement de la compétitivité des exploitant est également au coeur du projet, puisqu'il agira de faciliter l'accès aux financements.

Enfin, la valorisation de la flore indigène et la diversification des et la diversification des usages du végétal - plantes aromatiques, médicinales, ou encore les végétaux pouvant intervenir dans l'industrie ou l'artisanat, comprendront 5 actions dédiées.

L'organisation collective devra donc se structurer. A travers 5 autres actions, les différents maillons de la filière pourront entrer en synergie et ainsi entretenir la dynamique du projet.

 

 

A noter que les 40 horticulteurs siégeant au sein de l'Union des horticulteurs et pépiniéristes de La Réunion, réalisent à eux seul 80% du chiffre d'affaire. Patrice Fagès en profiter pour inviter les professionnels à se rapprocher du syndicat "pour que tout le monde puisse profiter de ce plan". 

www.ipreunion.com

   

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