Après les fuites concernant le rapport de la Chambre régionale des comptes :

Nathalie Hamilcaro, épouse de l'ancien maire, a démissionné du CCAS de Saint-Louis


Publié / Actualisé
Patrick Malet, maire de Saint-Louis, et Emmanuelle Sinacouty, 1ère adjointe et vice-présidente du Centre communal d'action sociale (CCAS) de la ville, recevaient la presse ce lundi 23 janvier, quelques jours après les fuites concernant le rapport de la Chambre régionale des comptes sur le fonctionnement de son Centre communal d'action sociale (CCAS). Le rapport pointait que l'essentiel de l'argent servait davantage à payer des salaires, dont celui de Nathalie Hamilcaro, épouse de l'ancien maire, au lieu d'aider les plus foyers les plus défavorisés.
Patrick Malet, maire de Saint-Louis, et Emmanuelle Sinacouty, 1ère adjointe et vice-présidente du Centre communal d'action sociale (CCAS) de la ville, recevaient la presse ce lundi 23 janvier, quelques jours après les fuites concernant le rapport de la Chambre régionale des comptes sur le fonctionnement de son Centre communal d'action sociale (CCAS). Le rapport pointait que l'essentiel de l'argent servait davantage à payer des salaires, dont celui de Nathalie Hamilcaro, épouse de l'ancien maire, au lieu d'aider les plus foyers les plus défavorisés.

Les deux élus ont tenu à réagir, après les révélations du Journal de l'Ile. Selon le rapport, cité par le JIR, le rôle du CCAS "paraît s'être limité à celui d'un organisme de recrutement et de prêt de main-d’œuvre au profit de la commune". 88% des dépenses iraient ainsi pour le personnel, les 12 % restants servant aux actions sociales.

Si elle ne nie pas "certaines erreurs", Emmanuelle Sinacouty estime surtout avoir "hérité de la mauvaise gestion de l'équipe précédente. En 2014, lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, le CCAS avait un déficit de plus de 253 000 euros, dû à de nombreuses titularisations", illustre-t-elle.

Nathalie Hamilcaro "a décidé de quitter son poste"

La vice-présidente du CCAS est notamment revenue sur le recrutement de Nathalie Hamilcaro, qu'elle n'a pas hésité à défendre. "L'embauche de la femme d'un ancien maire comme directrice de cabinet a attiré les foudres de ceux qui en font de même dans les différents collectivités de l'état et de la territoriale, attaque-t-elle. Malheureusement, une ancienne élue municipale et vice-présidente du CCAS faisant fonction de directrice de cabinet en fait les frais. Avec intelligence et clairvoyance, elle a décidé de quitter son poste, mais le besoin est réel et on la remplacera, car le budget déficitaire sur le CCAS a été résorbé depuis 2015". L'élue estime même que "la situation est désormais maîtrisée et sera totalement rentrée dans l'ordre en 2017.

"Un rapport destiné au ladi lafé"

"C'est un rapport qui est destiné au ladi lafé, s'énerve encore Emmanuelle Sinacouty, qui estime que la chambre régionale des comptes a été "partiale". "Il n'incombe pas aux magistrats financiers de donner des avis sur l'opportunité d'une politique ou de commenter des décisions qui relèvent du pouvoir discrétionnaire du maire, s'agissant de l'embauche de son cabinet par exemple", estime-t-elle. Pour l'élue, on cherche encore encore ternir l'image de la municipalité.

Les affaires qui plombent Saint-Louis

Il faut dire que la mairie de Saint-Louis fait régulièrement la une, à cause des affaires qui concernent ses anciens édiles. Ainsi, Cyrille Hamilcaro fait l'objet d'une enquête sur son rôle à la mairie de Saint-Louis. Vendredi 9 décembre 2016, il avait été placé sous contrôle judiciaire et mis en examen notamment pour "poursuite irrégulière de ses fonctions par un élu", précisait le procureur de Saint-Pierre dans un communiqué. L'ancien maire de Saint-Louis s'est également vu signifier l'interdiction de se rendre "dans les bâtiments de la mairie de Saint-Louis et d'entrer en relation avec certains élus et employés municipaux de la commune de Saint-Louis". L'inéligibilité de Cyrille Hamilcaro avait été prononcée à la suite de plusieurs condamnations notamment pour recel d'escroquerie - des faits commis alors qu'il était maire.

Un autre ancien maire, Claude Hoarau, est quant à lui inéligible jusqu'en 2019, après avoir été condamné dans les affaires dites Etang-sale et Protocole d’accord.

ch/www.ipreunion.com

 

   

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    3 Commentaire(s)

    CHABAN, Posté
    C'est incroyable !


    Comment peut-on oser sortir ce genre d'arguments ?

    Ces gens me font honte !
    Pao, Posté
    Une ancienne élu et aussi une ancienne conseillère banquière ou lequel son nom figure dans le dossier surgine donc ce n'est pas n'importe qui .moi je penses que votre carrière politique est terminée madame SINACOUTY vous verrez vous serez un cheval un tour . Faites l'analyse vous même et vous verrez l'avenir
    Administration à 2 vitesses, Posté
    avec papa sané la prefecture a été 100 fois plus rapide