Nassimah Dindar, Jean-Jacques Vlody Bachil Valy devant les juges :

Foyer de Terre Rouge: le procès en appel débute ce jeudi


Publié / Actualisé
Le procès en appel de l'affaire dite du Foyer de l'enfance de Terre Rouge débute ce jeudi 26 janvier 2017. En première instance, le 2 juin dernier, le tribunal correctionnel de Saint-Pierre avait condamné la présidente du Conseil départemental Nassimah Dindar, le député Jean-Jacques Vlody et le maire de l'Entre-Deux Bachil Valy à des peines d'inéligibilité.
Le procès en appel de l'affaire dite du Foyer de l'enfance de Terre Rouge débute ce jeudi 26 janvier 2017. En première instance, le 2 juin dernier, le tribunal correctionnel de Saint-Pierre avait condamné la présidente du Conseil départemental Nassimah Dindar, le député Jean-Jacques Vlody et le maire de l'Entre-Deux Bachil Valy à des peines d'inéligibilité.

Nassimah Dindar avait ainsi été condamnée à 3 ans d'inéligibilité, 8 mois de prison avec sursis et 30 000 euros d'amende. Jean-Jacques Vlody écopait de 6 mois de prison avec sursis et 18 mois d'inéligibilité, et Bachil Valy à 4 mois de prison avec sursis et 1 an d'inéligibilité. Michel Soucramanien, ancien membre du cabinet du Département et unique administratif du dossier, a quant à lui été condamné à 6 mois de sursis. Enfin, Yvon Bello, ancien conseiller général, a été relaxé.

Discriminations à l'embauche

Pour rappel, Nassimah Dindar, présidente du conseil départemental et deux anciens vice-présidents de cette collectivité, Jean-Jacques Vlody et Bachil Valy, ont été condamnés pour discrimination à l'embauche. En 2008 et 2009, peu après l'élection de Nassimah Dindar, les mis en cause auraient proposé des CV et favorisé l'embauche de militants réputés proches de la majorité du conseil général (ancienne dénomination du conseil départemental). 17 agents dont le contrat n'a pas été renouvelé avaient alors décidé de porter plainte.

Au moment au délibéré, Nassimah Dindar avait refusé de commenter sa condamnation. Jean-Jacques Vlody regrettait un procès "politique", dans lequel "il n'y a aucune victime".  "La sanction est extrêmement lourde alors qu'on ne parle pas de corruption, de pots de vin ou d'argent. On parle de travail. On m'accuse parce que j'ai transmis des CV pour un certain nombre de personnes, certains que je connaissais et d'autres que je ne connaissais pas. Et on me condamne uniquement sur les CV de personnes que j'ai connu à un moment donné. Le fait qu'Yvon Bello soit relaxé est encore une preuve que ce procès est politique puisque c'est le seul qui n'a pas de mandat politique".

Maître Georges André Hoarau, avocat de Michel Soucramanien, dénonçait quant à lui "la cabale d'un syndicat qui n'a même pas eu le courage de se constituer partie civile", et donne rendez-vous à la Cour d'appel.

ch/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

CITOYEN, Posté
VAS T-ON ENCORE TOLÉRER CETTE PRATIQUE DE NOS ÉLUS OU LA JUSTICE EST PRÊTE ENFIN A Y METTRE FIN A CETTE PRATIQUE EST CE QU UN AVOCAT VENU D AILLEURS AU FRAIS DU CONTRIBUABLE VAS FAIRE SA JUSTICE?