Ça s'est passé un 28 janvier :

1844 - Les premiers engagés chinois arrivent à La Réunion


Publié / Actualisé
C'est depuis Singapour, à bord du bateau "l'Auguste et Marie" que débarquent les premiers engagés chinois à La Réunion, originaire de la Malaisie, le 28 janvier 1844, nous apprend le site mi-aim-a-ou.com.
C'est depuis Singapour, à bord du bateau "l'Auguste et Marie" que débarquent les premiers engagés chinois à La Réunion, originaire de la Malaisie, le 28 janvier 1844, nous apprend le site mi-aim-a-ou.com.

Quatre ans ans avant l'abolition officielle de l'esclavage sur l'île Bourbon, "soixante-neuf engagés au total arrivent de Singapour. Les Chinois se trouvent surtout dans les habitations sucrières de la région au vent notamment à Saint-Paul, Sainte-Suzanne, Saint-Benoît, et Saint-Denis. Les premiers contacts sont positifs et la colonie salue la robustesse, le courage et l’intelligence des Chinois" note encore le site.

"Dans l’hebdomadaire l'Indicateur Colonial, cité par mi-aim-a-ou.com, on dresse en 1844 une typologie simplifiée des caractères des races engagées : "les Indiens sont faibles, paresseux et moins dangereux que les Chinois, les Malgaches sont intelligents mais rusés et vindicatifs, les Africains sont doux et travailleurs, les Malais sont très dangereux... " La population coloniale surveillait avec inquiétude le comportement de ces nouveaux travailleurs. Le "Courrier de Saint-Paul", opposé à l'entrée des Chinois de l'Île, craignait l'abandon des terres à sucre, car les Chinois avaient tendance à devenir marchands au petit détail, des agioteurs, des échoppiers".

"26 juillet 1844, un arrêté définit les conditions de logement des nouveaux engagés chinois, prévoyant un camp spécial sur chaque habitation de la Colonie pour isoler les Chinois des Noirs. Si les engagés devaient recevoir la même nourriture et le même salaire, dans la pratique, les propriétaires interprètent à leur manière le règlement" nous apprend encore le site. 

"Devant la multiplication des plaintes d'engagés asiatiques, les commissariats de police enverront quelques rapports détaillés au Directeur de l'intérieur. Un compte-rendu du 28 octobre 1844 de l'inspecteur de police de Saint-André expose les griefs de 11 chinois engagés chez un planteur de cannes à sucre. Ces hommes reprochent, entre autres, à leur engagiste de ne pas leur fournir les quantités de rations prévues dans le contrat, disent avoir été battus par le régisseur et les commandeurs de l'établissement et travailler de 3 heures du matin à 21 heures du soir.

Déçus par le travail sur les plantations, les Chinois abandonnent les exploitations et préfèrent se lancer dans le colportage et le commerce de produits alimentaires" termine mi-aim-a-ou.com.

www.ipreunion.com

   

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