MENU

La CFDT évoque des conditions de travail difficiles :

Suppression de 250 postes au CHU : les médecins interpellent l'ARS


Posté par
Face à un plan d'action destiné à réaliser des économies, le CHU de La Réunion est dans l'obligation de supprimer 250 emplois. Une mesure à laquelle s'opposent le corps médical et la CFDT qui a appelé les syndicats à se réunir. Les médecins ont également écrit à l'ARS pour faire part de leur mécontentement.
Face à un plan d'action destiné à réaliser des économies, le CHU de La Réunion est dans l'obligation de supprimer 250 emplois. Une mesure à laquelle s'opposent le corps médical et la CFDT qui a appelé les syndicats à se réunir. Les médecins ont également écrit à l'ARS pour faire part de leur mécontentement.

"Ça devient désastreux ! La qualité des soins est touchée. Maintenant, ça ne doit pas seulement interpeller les syndicalistes, mais aussi les politiques" s'insurge Expédit Lock-Fat, secrétaire général CFDT Santé Sociaux. Le CHU de La Réunion est actuellement sous le joug d'un plan d'action impliquant des économies drastiques. Face à la potentielle suppression de 250 emplois, les syndicats et le corps hospitalier s'alarment.

Le 26 janvier, suite à une réunion avec la direction du CHU, la CFDT Santé Sociaux s'est élevée pour "réclamer plus de transparence" sur ce plan de retour à l'équilibre, préconisé par le Copermo (Comité Interministériel de la performance et de la modernisation). Des recommandations fortes qui "viennent d'en haut". Si le CHU a changé de direction en 2016, le syndicat ne jette pas la pierre à Lionel Calenge, qui est depuis à la tête du complexe hospitalier. C'est plutôt "l'épisode de flou" qui aurait joué selon le collectif, cette période d'intérim où l'absence de feuille de route aurait eu un impact négatif. "Depuis 2015, on savait qu'on allait vers des difficultés financières. Le CHU n'a pas eu l'accompagnement budgétaire nécessaire, il aurait fallu que la transition soit plus rapide !" argumente Expédit Lock-Fat.

- Des idées suicidaires évoquées par le personnel -

Des conditions de travail difficiles sont également pointées du doigt par le syndicat, à travers notamment un rapport effectué sur le secteur sud. Il aurait donné lieu à "des réponses éloquentes" comme l'évocation d'idées suicidaires par le personnnel. Ce "sujet un peu tabou" pousse la CFDT à s'indigner face à un tel "système de management" qui agirait sur la pression. "Ca trinque dans les services et la souffrance au travail est amplifiée" déplore le syndicat qui pointe du doigt une absence de dialogue social.

Cette semaine, les médecins ont écrit à l'Agence Régionale de Santé : le syndicat espère que la missive donnera lieu à des négociations. Il conclut : "L'organisation doit être réfléchie en fonction des besoins et non des moyens".

 

   

Mots clés :

    2 Commentaire(s)

    La galette, Posté
    Trop d'abus... il y a des cadres infirmiers qui sont missionnés à Mayotte, en Afrique du Sud etc..plusieurs fois l'années avec primes à gogo (en plus de la sur-rème of course) frais de missions etc bref, ici comme dans les collectivités, on abuse, on dilapide, sauf qu'ici on n'a pas de pétrole, on a que de l'argent public !!!! Et vient le moment où il faut rendre des comptes.
    Zeb du Raël, Posté
    Pour éviter les suppressions de postes, supprimons la surrémunération des hospitaliers ainsi que les primes, le retour à l'équilibre sera possible....