La pénurie d'eau perdure sur le département français :

À Mayotte, l'or bleu se trafique cher


Publié / Actualisé
Depuis le mois de décembre 2016, Mayotte subit un cruel manque d'eau. La sécheresse perdure et l'eau potable se fait rare. Selon le France Mayotte, ce contexte de crise a entraîné la mise en place d'un véritable trafic dans les quartiers et sur les bords de route. Et la moindre bouteille remplie d'or bleue - parfois impropre à la consommation - se monnaie très cher.
Depuis le mois de décembre 2016, Mayotte subit un cruel manque d'eau. La sécheresse perdure et l'eau potable se fait rare. Selon le France Mayotte, ce contexte de crise a entraîné la mise en place d'un véritable trafic dans les quartiers et sur les bords de route. Et la moindre bouteille remplie d'or bleue - parfois impropre à la consommation - se monnaie très cher.

La situation dure depuis déjà plus de deux mois et ne va pas en s’arrangeant. À Mayotte, la pénurie d’eau due à la sécheresse est d’autant plus alarmante que l’eau potable dépend fortement des précipitations. Ce qui aurait entraîné la mise en place d’un trafic dans le département, selon le France Mayotte. Et certains sont prêts à vendre l’or bleu très cher… Tandis que la préfecture rappelle les prix en cours pour les bouteilles d’eau. Ils vont de 62 à 80 centimes la bouteille de 1,5 L selon les marques. En précisant que le service de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes va "procéder à une enquête auprès des commerçants qui pratiqueraient des prix excessifs dans le contexte actuel de crise de l’eau". Les consommateurs sont invités à les signaler. Mais, selon le France Mayotte, ces infractions sont légion, surtout dans le sud du département. Sur les bords des routes, le tarif de la bouteille de 1,5 L peut grimper jusqu’à deux euros ! Quand d’autres remplissent des jerricanes avant de faire la tournée des quartiers pour les vendre en vrac. Problème : cette eau provient parfois de points de captage impropres et est donc non potable. Ce qui n’arrange pas la situation sanitaire déjà précaire : la préfecture de Mayotte constate une "activité relativement plus importante de consultations pour diarrhées" ainsi que des consultations pour "affections cutanées". En pointant l’eau impropre et aliments contaminés par l’eau comme potentiellement responsables de plusieurs maladies telles que l’hépatite A, la fièvre typhoïde ou les gastro-entérites aiguës.  

Selon les prévisions météorologiques, la saison des pluies devrait arriver au mois de mars. Mais "sauf phénomène exceptionnel", difficile de rattraper les quatre mois de retard qui ont entraîné l’assèchement des réserves. Après la mise en place de tours d’eau dans le sud, le même procédé pourrait apparaître dans le nord du département et en Petite-Terre, en fonction de l’évolution du niveau de la réserve de Dzoumogné.

Dans ce contexte de crise, chaque consommateur est invité à faire des efforts. Et les entreprises de bâtiment ne sont pas en reste : plus de 40 sociétés ont déclaré utiliser les eaux pluviales pour la fabrication de béton.

mp/www.ipreunion.com - Samedi 18 février 2017, 3:00

   

3 Commentaire(s)

Guix117 , Posté
A bayoune: pas de bulletin trafiqué, seul les comoriens conteste ce résultat. Occupez vous de vous avant de vouloir peut-être éventuellement prétendre à une 4iem îles
Empanne, Posté
:epartement francais, bon, et que fait la France a part demander aux habitants--rengaine insupportable-- de faire des efforts?
Bayoune, Posté
et nous sommes dans un département français de force par des bulletins trafiqués.