Intersyndicale de l'enseignement du 1er degré SAIPER-SNE-FO-UNSA-CFTC-CFDT-SNU IPP FSU :

Enseignants remplaçants : ils manifestent et disent non au changement de statut


Publié / Actualisé
Malgré une rencontre avec le recteur ce mardi soir, l'intersyndicale SAIPER - SNE - FO - UNSA - CFTC - CFDT - SNU IPP FSU, déçue de l'entretien, a décidé de maintenir la manifestation devant les locaux du rectorat ce mercredi 22 février 2017. Une trentaine de syndiqués, dont des enseignants remplaçants en "ZIL" (Zone d'intervention localisée) pour lesquels le statut est menacé, se sont réunis devant l'académie pour faire entendre leur voix. Une rencontre avec le recteur pourrait avoir lieu en fin d'après-midi.
Malgré une rencontre avec le recteur ce mardi soir, l'intersyndicale SAIPER - SNE - FO - UNSA - CFTC - CFDT - SNU IPP FSU, déçue de l'entretien, a décidé de maintenir la manifestation devant les locaux du rectorat ce mercredi 22 février 2017. Une trentaine de syndiqués, dont des enseignants remplaçants en "ZIL" (Zone d'intervention localisée) pour lesquels le statut est menacé, se sont réunis devant l'académie pour faire entendre leur voix. Une rencontre avec le recteur pourrait avoir lieu en fin d'après-midi.

A la demande de la ministre de l'éducation Najat-Vallaud Belkacem, chaque académie doit fusionner, à la rentrée prochaine, les deux statuts d'enseignants remplaçants existants en un seul et unique, soit en brigade, dont les professeurs sont amenés à se déplacer sur tout un département. Contrairement à ce profil mobile, choisi par les enseignants remplaçants eux-mêmes, les "ZIL" exercent dans une localité limitée.

 

 

Les concernés par ce changement dénoncent un mépris de leur choix de carrière, puisque devenir agent de brigade modifierait même leur "plan de vie". Laurent Papaya, enseignant "ZIL" de la zone Est et sundiqué FSU, explique que si "demain nous sommes transférés en brigade départementale, nous sommes susceptibles d'exercer sur tout le département. A La Réunion, le réseau routier est saturé, de passer d'une ville à l'autre est chaotique" estime-t-il. C'est un fonctionnement qu'on a au niveau de nos propres vies... C'est nous mettre devant quelque chose que nous n'avons pas choisi non plus" regrette-t-il.

Du côté des syndicats, la rencontre avec le recteur laisse les enseignants dans le flou. Si l'impact sur les carrières des enseignants est dénoncé, les conséquences sur les élèves du premier degré seraient aussi importants. "Les élèves en patiront, les enseignants aussi... On sait que notre métier d'enseignant a évolué et devient de plus en plus difficile. Il y aura de plus en plus de pression sur les enseignants qui n'oseront plus s'absenter puisqu'il n'y aura plus personne pour les remplacer" craint Stéphane Chekouri, représentant SAIPER.

Même si une réunion, en présence de l'intersyndicale a eu lieu hier soir, les discussions ne répondent pas à la question essentielle avancée par les manifestants qui est celle du manque de remplaçants du premier degré sur tout le territoire. Pour la secrétaire départementale de la SNU IPP FSU Réunion, Nora Chelalou, il faut "calmer le jeu, laisser en l'état et discuter".

Une réunion pourrait se tenir entre l'intersyndicale et le recteur en fin d'après-midi, ce mercredi.

jm/www.ipreunion.com - Mercredi 22 février 2017, 17h14

   

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