Madagascar - Un bilan très lourd :

Enawo : Au moins 50 morts, 20 disparus, 180 blessés, 176 000 sinistrés, 111 000 déplacés


Publié / Actualisé
Le cyclone Enawo a tué au moins 50 personnes à Madagascar. 20 disparus, 180 blessés, plus de 176.000 sinistrés et 111 000 déplacés sont également recensés depuis le passage du cyclone intense mardi dernier sur la Grande île, selon un nouveau bilan annoncé samedi par le Bureau national de Gestion des risques et des catastrophes (BNGRC)
Le cyclone Enawo a tué au moins 50 personnes à Madagascar. 20 disparus, 180 blessés, plus de 176.000 sinistrés et 111 000 déplacés sont également recensés depuis le passage du cyclone intense mardi dernier sur la Grande île, selon un nouveau bilan annoncé samedi par le Bureau national de Gestion des risques et des catastrophes (BNGRC)

Thierry Venty, secrétaire exécutif du BNGRC, a en outre indiqué que 137 sites d'hébergement d'urgence avaient été ouverts pour accueillir les sinistrés. Un précédent bilan publié vendredi par le BNGRC, faisait état de 38 morts et 116 sinistrés, dont plus de 32.000 dans la seule capitale Antananarivo. Le bilan reste provisoire, tandis que la Croix-Rouge malgache faisait état, dans les régions du nord de l'île, de 21 décès, bilan revu à la hausse d'après le dernier bilan du BNGRC.

La Croix Rouge malgache, dont les informations sont relayées à La Réunion via la Plate-forme d'intervention régionale (PIROI) dénombrait ce samedi l'ouverture de plus de 188 centres d'hébergement sur l'île.

"Ce bilan déjà très lourd va certainement encore s’alourdir. Dans la région la plus touchée, au Nord de l’île, les autorités sont toujours sans aucune nouvelle de 90 villages. Ces villages, dévastés pendant plusieurs heures par des vents atteignant les 300 km/h, sont toujours inaccessibles et injoignables" écrit pour sa part le site infochretienne.com.

Le maire d’Antalaha craint une famine et la propagation d’épidémie. "Tous les puits ont été souillés. La population commence à boire de l'eau stagnante, faute de mieux. Viendront ensuite la réhabilitation des écoles endommagées, la remise en état des poteaux électriques, aujourd'hui encore à terre. La compagnie d'eau et d'électricité prévoit un retour la normale d'ici 40 jours" note rfi.fr.

"Des aides sur le long terme seront aussi nécessaires pour compenser les énormes dégâts causés dans les cultures dites de rentes. Cacao, vanille, girofle : 70% des parcelles ont été détruites. Il faudra entre 3 et 5 ans pour arriver à retrouver la même quantité de production qu'avant le cyclone" poursuit   rfi.fr

Formé dans l'océan Indien, le cyclone a frappé mardi à la mi-journée les côtes nord-est de Madagascar, dans la région d'Antalaha, accompagné de pluies diluviennes et de vents soufflant en rafales jusqu'à 290 km/h.

Il a le lendemain touché Antananarivo, en plein centre de l'île, avant d'être reclassé par les services météorologiques locaux en "dépression tropicale" puis de quitter le territoire malgache.

Selon la Croix-Rouge, il s'agit du plus puissant cyclone qui frappe Madagascar depuis le cyclone Giovanna en 2012. Cette année-là, Giovanna et la tempête tropicale Irina y avaient fait 112 morts et 90.000 sinistrés.

Enawo a traversé Madagascar alors que l'île souffre déjà d'une intense sécheresse qui a entraîné une hausse du prix du riz, l'aliment de base des populations, et de graves pénuries alimentaires, notamment dans le Sud.

mb/jm/www.ipreunion.com, lundi 13 mars 2017, 04h08 (dernière mise à jour : 06h37)

   

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