Il était ivre au volant de son poids-lourd en juin 2016 (actualisé) :

Ludovic Latchoumanin condamné à 5 ans de prison pour avoir tué un jeune homme sur la route


Publié / Actualisé
Le jeudi 16 juin 2016, un terrible accident s'est produit sur le boulevard Lancastel, à Saint-Denis. Provoqué par le conducteur d'un poids-lourd, le drame avait coûté la vie à un homme et blessé gravement sa compagne. Le chauffard, qui circulait avec près de 4,50 grammes d'alcool par litre de sang, est jugé ce jeudi 6 avril 2017 au tribunal correctionnel de Champ-Fleuri. Ludovic Latchoumanin a écopé de 5 ans d'emprisonnement, dont un avec sursis. La peine requise était de 4 ans.
Le jeudi 16 juin 2016, un terrible accident s'est produit sur le boulevard Lancastel, à Saint-Denis. Provoqué par le conducteur d'un poids-lourd, le drame avait coûté la vie à un homme et blessé gravement sa compagne. Le chauffard, qui circulait avec près de 4,50 grammes d'alcool par litre de sang, est jugé ce jeudi 6 avril 2017 au tribunal correctionnel de Champ-Fleuri. Ludovic Latchoumanin a écopé de 5 ans d'emprisonnement, dont un avec sursis. La peine requise était de 4 ans.

21h15 - Ludovic Latchoumanin écope finalement de 5 ans d'emprisonnement dont un an avec sursis. Il a interdiction de passer l'examen du permis de conduire durant cinq ans. Il retourne ce soir en détention, à Domenjod.

20h20 - "Je souhaite exprimer encore une fois mes regrets et je mettrai tout en oeuvre pour réparer mes erreurs" conclue Ludovic Latchoumanin. Au terme de plus de 4 heures d'audience,

20h15 - "Vous n'avez pas un monstre devant vous. Vous avez quelqun qui a eu une défaillance. Et nul n'est à l'abri d'une défaillance" estime Maître Rakotonirina.

19h30 - C'est au tour des avocats de la défense, Maître Rakotonirina et Maître April de se prononcer. Ils ne pensent pas que Ludovic Latchoumanin soit quelqun "de dangereux pour l'avenir". Ils insistent sur le caractère involontaire de l'homicide.

19h25 - La procureure entame ses réquisitions. 4 ans de prison dont 3 fermes sont requis contre Ludovic Latchoumanin. À cette annonce, un mouvement de protestation parcourt la salle.

19h09 - "Vous avez senti la densité de la douleur dans cette salle ?" interroge l'avocat en direction du président.

19h01 - L'avocat du père de Kenjy Toussaint, Georges-André Hoarau prend la parole. "Ce qui me choque dans un accident mortel, c'est que le mort ne soit pas celui qui est responsable de l'accident" martèle t-il.

18h32 - L'avocat de Sloane Dargel, la petite amie de Kenjy, blessée gravement au moment des faits, entame sa plaidoirie. "Une voiture, c'est déjà une arme. Alors un 19 tonnes... c'est quelque chose qui, presque à coup sûr, est mortel." Elle relate les souvenirs de la jeune fille, que cette dernière a mis sur papier : "Il y avait plein de poussière comme dans un film d'horreur." Elle était "scalpée", les yeux obscurcis par le sang. Elle s'est alors dit que "si Kenjy n'était plus là", elle voudrait partir avec lui. C'est avant son opération qu'elle a appris qu'il était mort. "Cette jeune fille, monsieur, vous avez brisé sa vie" souligne l'avocate en direction de Ludovic Latchoumanin.

18h13 - C'est au tour des avocats des parties civiles de prendre la parole. 

18h06 - Cela fait environ dix mois que Ludovic Latchoumanin est en détention provisoire. Il affirme avoir pris des "cours de sophrologie" et "travailler régulièrement avec le psychologue". 

17h43 - La personnalité de Ludovic Latchoumanin est décryptée à la barre. "L'expert vous décrit comme égocentré et émet l'hypothèse du désir de punir les autres" relate le président.

"J'ai jamais voulu causer la mort d'une personne" affirme le prévenu.

17h38 - Un témoin direct des faits est appelé à intervenir. Elle travaillait juste en face du lieu du drame. Elle est directement venue au secours des victimes. "J'ai pris en pleine figure les fortes vapeurs d'alcool dans la cabine du camion" raconte t-elle.

17h32 - La petite amie, Sloane, de Kenjy, qui conduisait le véhicule au moment des faits, vient s'exprimer. "On vous a appris son décès quand?" "Le soir." Elle est invitée à parler de la victime : "C'était quelqun de formidable". La voix étouffée par les larmes, elle est incapable de continuer. Son père prend le relais : "ma fille, je la reconnais plus. Elle n'est plus elle-même."

17h25 - Ludovic Latchoumanin est invité à s'asseoir. Le chauffeur du bus, heurté lors des faits, est interrogé à la barre : "Il a pas freiné, et il m'a tapé dedans et il est parti dans la voie d'en face. C'est un truc qui arrive que dans les films". Bras croisés, le prévenu a les yeux rivés devant lui. Le professionnel de la route indique qu'il a vu sortir la conductrice en sang du véhicule.

17h16 - "Je dois payer ma dette à la société, je présente mes excuses et je regrette sincèrement" insiste Ludovic Latchoumanin. Georges-André Hoareau, avocat de la partie civile, rappelle que sa première question, lorsqu'il a appris avoir été filmé lors de sa course folle, a été "est-ce qu'on avait le droit de me filmer?".

17h03 - Ce jour là, le chauffard a "bu 4 bières de 50 centilitres", particulièrement fortes souligne le président. "J'étais vraiment déboussolé et dépité, et aujourd'hui je paie mes mauvais choix" déplore le prévenu. Il explique que ces bières sont les premières qui lui sont tombées sous la main et qu'il ne les a pas bues au volant. Son élocution est claire, mais son timbre de voix est bas. Il explique que son dépit faisait suite à une rupture récente, mais admet qu'il avait un problème ancien avec l'alcool.

17h00 - "Je me souviens juste du moment du choc. J'ai quelques flashs..." souffle Ludovic Latchoumanin. Il admet qu'il roulait assez vite "quand même".

"J'ai appuyé sur l'embrayage au moment du choc... Le poids m'a propulsé en avant. C'est tout ce dont je me rappelle" lâche t-il. Il précise ne jamais avoir eu d'accident avant ce drame.

16h59 - À la suite de cet accident, Ludovic Latchoumanin a passé une journée à l'hôpital. Les prélévements sanguins ont démontré qu'il avait 4,70 grammes d'alcool par litre de sang.

16h54 - Au moment du choc, le camion roulait à 80 km/h. Sur la portion de route du boulevard Lancastel, la vitesse est limitée à 70 km/h. L'expert précise qu'il n'y a pas eu de traces de freinage au sol lors du choc.

16h47 - De multiples témoignages ont été recueillis après le drame. L'un d'entre eux indique le camion avait failli heurter deux piétons à l'entrée ouest de Saint-Denis. Une vidéo a d'ailleurs été prise par ce même témoin : on y voit le poids-lourd dévier de sa voie de circulation. L'agent de police qui est intervenu sur les lieux a indiqué que Ludovic Latchoumanin sentait l'alcool lors de son interpellation.

16h32 - Le président relate les faits qui se sont déroulés le 16 juin 2016 : "L'accident a lieu en pleine journée et la portion de l'accident est limitée à 70 km/h" commence t-il. En précisant que la camion de 19 tonnes que conduisait Ludovic Latchoumanin avait été signalé par de nombreux automobilistes inquiets. Le poids-lourd circulait dangereusement depuis déjà plusieurs kilomètres. Sur le boulevard Lancastel, il s'est renversé, franchissant le terre-plein central et heurtant deux véhicules arrivant en sens inverse. C'est ainsi qu'il a provoqué la mort de Kenjy Toussaint, alors âgé de 24 ans.

16h34 - Ludovic Latchoumanin est appelé. Il se présente devant le président Hugues Courtial, qui lui rappelle les faits qui lui sont reprochés : homicide et blessures volontaires avec au moins deux circonstances aggravantes (taux élevé d'alcool, violation du code de la route).

16h13 - De nombreux amis de la victime sont venus assister à l'audience. Kenjy était connu dans son quartier de la Cressonnière à Saint-André : il était coiffeur dans un barber shop. Lors de la marche blanche en son hommage organisée quelques jours après le drame, des centaines de personnes s'étaient réunies.

16h05 - La salle d'audience est pleine à craquer. Les proches de Kenjy, le visage fermé, son habillés de blanc. Leurs tee-shirts sont à l'effigie de la victime. L'atmosphère est pesante, familles et amis attendent un face à face avec l'homme à l'origine du décès du jeune Saint-Andréen, Ludovic Latchoumanin.

 

 

Pour rappel, c'est le 16 juin 2016 que le dramatique accident s'est produit sur le boulevard Lancastel à Saint-Denis. Un jeune homme, Kenjy, a perdu la vie, tué par le chauffeur d'un poids-lourd en état d'ivresse. Il avait plus de 4 grammes d'alcool dans le sang.

mp/rb/www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Charles, Posté
Un jour , pas un souhait , mais la vie le veux , tous ceux qui crachent leur venin tellement haut que ce ne sera pas si haut pour que sa retombe sur leur bout de nez
La on rira moins , car a tour de rôle ,ceux qui critique , seront critiquer
A méditer
Pro974, depuis son mobile, Posté
Dégouté par cette justice qui couvre les criminels! Si ca avait été "le fils de"en face il y aurait une sanction plus importante! La vie de quelqu un, la destruction d une famille = 5 ans
Eri974, depuis son mobile, Posté
conducteur professionnel à bord d'un 19t + alcool (pas 1, pas 2 bieres!),
et on ose qualifier cela d'homicide involontaire ?
19t lancé à 80km/h avec un poivrot au volant, il aurait fallu un carnage pour qu il soit qualifié de terroriste...
Bel air , Posté
tôt ou tard on paye du mal qu on fait autre estimé vous encore heureux que c est dans votre jeunesse
mais la douleur de cette famille restera a jamais c est votre regret qui les consolera et encore mois votre PARDON
Joseph, Posté
Interdiction à vie de conduire tout véhicule à moteur, un tel comportement est digne d'un psychopathe.