La technique de la stéréotaxie extracrânienne réduit considérablement les séances de radiothérapie :

Traitement du cancer : le CHU Sud à la pointe de la technologie


Publié / Actualisé
Le premier traitement a été effectué au CHU Sud de Saint-Pierre ce jeudi 6 avril. L'établissement hospitalier recevait le professeur Créhange, oncologue et radiothérapeute à Dijon pour présenter le nouveau dispositif de traitement mis en place. L'innovation de ce nouveau système est dans le traitement de tumeurs sur les organes mobiles (poumon, foie pancréas) quand les technologies passées se limitaient au traitement de la zone crânienne.
Le premier traitement a été effectué au CHU Sud de Saint-Pierre ce jeudi 6 avril. L'établissement hospitalier recevait le professeur Créhange, oncologue et radiothérapeute à Dijon pour présenter le nouveau dispositif de traitement mis en place. L'innovation de ce nouveau système est dans le traitement de tumeurs sur les organes mobiles (poumon, foie pancréas) quand les technologies passées se limitaient au traitement de la zone crânienne.

La technique de la stéréotaxie extracrânienne se développe depuis ces cinq dernières années en France. Elle peut soulager les patients atteints de cancer. Venu présenté le nouveau dispositif, le professeur Créhange, expert à Dijon, voit en ce nouveau dispositif une innovation technologique notable.

Lorsqu'un patient présente une tumeur cancéreuse il lui est souvent prescrit une radiothérapie. Il s'agit de détruire les cellules cancéreuses par radiation. En raison de la toxicité des produits, les traitements sont souvent longs et peuvent s'étaler sur deux mois.  Avec cette technique classique il est impossible de visualiser les tumeurs sur des organes "mobiles" (impactés par le mouvement de respiration) pour les traiter "à la racine".

La stéréotaxie extracrânienne permet de cerner les tumeurs sur ces organes en mouvement. Le radiothérapeute peut alors injecter des doses "colossales" en un nombre de séances réduit directement sur la tumeur cancéreuse permettant son ablation "à 80% sans rechute", sans acte chirurgical, précise le professeur Créhange

"Nous pouvons proposer ce traitement pour les tumeurs du rein, du pancréas ou les rechutes ganglionnaires" note le professeur, qui souligne "le confort" de ce type de traitement, pour les personnes malades âgées notamment. "On n'endort pas, on ne pique pas et on n'ouvre pas le patient, mais il y a ablation de la tumeur" explique le professeur.

Cette technique, "développée depuis des décennies mais réalisée uniquement  par quelques équipes expertes dans le monde" se développe réellement en France depuis ces 5 dernières années. L'hôpital de Saint-Pierre est maintenant en mesure de la pratiquer.

jm/www.ipreunion.com

   

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