Making of de Zakaria Abdelkafi (AFP) :

Paris - Il a photographié "la torche humaine"


Publié / Actualisé
Zakaria Abdelkafi est un photographe syrien arrivé à Paris en décembre 2015. Il a perdu un oeil à Alep alors qu'il essayait de faire des images de rebelles, qui tentaient de briser le siège de la ville. Ce lundi 1er mai 2017 à Paris il a photographié un policier pris dans les flammes déclenché par un cocktail molotov lancé par des casseurs. Dans le "Making of" de l'Agence France Presse (AFP - l'agence où il est photographe), il raconte l'histoire de cette image et sa propre histoire
Zakaria Abdelkafi est un photographe syrien arrivé à Paris en décembre 2015. Il a perdu un oeil à Alep alors qu'il essayait de faire des images de rebelles, qui tentaient de briser le siège de la ville. Ce lundi 1er mai 2017 à Paris il a photographié un policier pris dans les flammes déclenché par un cocktail molotov lancé par des casseurs. Dans le "Making of" de l'Agence France Presse (AFP - l'agence où il est photographe), il raconte l'histoire de cette image et sa propre histoire

La photo que j’ai faite de ce policier m’a vraiment touché. Parce que j’avais sous les yeux un homme pris dans les flammes. A Paris. Sans avoir rien fait pour mériter ça. Je suis originaire de Syrie, un pays où la police n’est pas là pour te protéger mais tire à balles réelles sur les manifestants. Alors qu’ici, tout ce qu’elle faisait était d'envoyer des gaz lacrymogènes vers ceux qui l'attaquaient.

J’ai pris cette photo pendant les manifestations de la fête du travail, le 1er mai, à Paris. J’y habite depuis un peu plus d’un an maintenant. J’ai dû quitter ma ville natale d’Alep, en Syrie, après y avoir perdu un œil, en couvrant des combats.

Je travaille comme photographe pigiste depuis mon arrivée en France. Je couvre beaucoup de manifestations. C’est comme ça que je me suis retrouvé lundi, vers midi, entre les places de la République et de la Bastille.

J’ai vite repéré les types qui sont toujours en noir, et cachent leurs visages avec des foulards, les Black Bloc. Je les suis à toutes les manifestations parce que je sais par expérience qu’ils causent toujours des problèmes.

Ils sont très violents. Ils m’ont pris à partie plusieurs fois, poussé par terre et même frappé. Ce lundi, je les prenais en photos pendant qu’ils étaient en train de détruire des choses, quand l’un d’eux m’a collé une cigarette sur l’objectif. En ce qui me concerne, ils sont juste gênants. Je suis syrien. Et leurs petites bagarres ne sont rien par rapport à ce à quoi j’ai assisté dans mon pays.

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2 Commentaire(s)

Jose, Posté
Envoyez ces "Black Bloc" en Russie, et on verra s'ils foutent le feu aux flics !

Poutine aura vite fait de les envoyer se faire surgeler en Sibérie, au goulag.

Trop sympa le système Français contre ces racailles barbares !
Question :, Posté
donc un photographe de Syrie présent sur Parie depuis 1 an, sait déjà qui fout la merde dans nos revendications de rue : pourquoi donc les CRS sont si souvent violent dans les manifestations pacifique et font minent de pas voir les Black Bloc en train de FOUTENT LA MERDE ???