L'union des horticulteurs et pépiniéristes remonte peu à peu la pente :

Filière horticole péi - Le pouvoir des fleurs en bonne voie


Publié / Actualisé
Les fleurs de La Réunion : un véritable trésor végétal, souvent oublié, selon l'union des horticulteurs et pépiniéristes réunionnais (Uhpr). Un audit stratégique a été mis en place pour établir des actions prioritaires et redonner un coup d'éclat à la filière. Aujourd'hui, s'il y a encore "tout un travail à faire", les producteurs sont davantage connus de la part des institutions selon Patrice Fages, responsable du collectif.
Les fleurs de La Réunion : un véritable trésor végétal, souvent oublié, selon l'union des horticulteurs et pépiniéristes réunionnais (Uhpr). Un audit stratégique a été mis en place pour établir des actions prioritaires et redonner un coup d'éclat à la filière. Aujourd'hui, s'il y a encore "tout un travail à faire", les producteurs sont davantage connus de la part des institutions selon Patrice Fages, responsable du collectif.

On parle de la canne, on parle des fruits et légumes… mais on parle finalement assez peu des fleurs réunionnaises. Pourtant, la filière horticole péi pèse aujourd’hui 55 millions d’euros, en terme de chiffres d’affaires annuel, indique Patrice Fages, président de l’union des horticulteurs et pépiniéristes de La Réunion. Il occupe cette fonction depuis maintenant deux ans. "Quand je suis arrivé, j’ai rencontré une filière déstructurée. Chacun pour soir, aucune visibilité de la part des institutions… Les horticulteurs étaient oubliés !" se remémore t-il.

Aujourd’hui, le bilan est un peu plus positif, sans pour autant être florissant. D’autant que l’emploi dans le secteur est en perte de vitesse. Dix ans plus tôt, ils étaient 350. Ils sont désormais 240. D’où la mise en place d’un "audit stratégique" dont l’objectif est de développer des actions prioritaires. Leur force, selon Patrice Fages, réside dans la myriade d’emplois indirects qui gravite autour de la production. Fleuristes, jardiniers, marchés forains… Tous "dépendent de la profession". L’audit a permis l’embauche d’une technicienne horticole et la mise en place d’une vision sur les 5 ans à venir.

- Un tissu végétal péi unique -


"Il y a encore tout un travail à faire pour avoir une vraie assise de production locale. Il faut qu’on mette en avant une marque collective, une charte et un label de qualité" énumère Patrice Fages. Et pourquoi pas, par la suite, envisager de se tourner davantage vers l’export – qui représente actuellement une part anecdotique de la filière. Mais ça, ce ne sera pas avant la fin de l’année 2018, voire 2019. En tout cas, après la création d’environ 400 emplois dans le domaine.


Car le tissu végétal réunionnais est plutôt unique. Et "personne ne s’en rend vraiment compte" déplore le responsable de l’Uhpr, qui estime que l’île possède une "vraie mine de productions végétales". Et pour mettre en avant un tel trésor, quoi de mieux que choisir un symbole ? "On travaille là dessus ! Sur la fleur emblématique de La Réunion, laquelle pourrait représenter l’île aux yeux des touristes et Réunionnais ?" s’interroge avec enthousiasme Patrice Fages.

Parmi les autres projets du collectif, on compte par exemple la route des Fleurs dans les hauts ou encore la rose bourbon, qui fêtait ses 200 ans cette année : "Avec autant de variétés endémiques, indigènes, des fabuleuses orchidées… cette multitude et cette rareté, il n’y a que quelques scientifiques et horticulteurs qui la voient" souffle le président. En précisant tout de même démarrer de "très loin", avec une filière qui n’était connue "que parce qu’on voyait des fleurs en bord de route". Aujourd’hui, elle a l’appui technique et financier de la Daaf, du Département et d’autres institutions. Autrement dit, l’horticulture péi a de bonnes cartes en main pour créer un catalogue de l’offre réunionnaise en diversifiant la production locale. Et aussi pour attirer les jeunes ! Avec le pouvoir des fleurs.

mp/www.ipreunion.com

   

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