Mathieu Caizergues aperçu pour la dernière fois à Mafate :

Le randonneur reste introuvable


Publié / Actualisé
Les gendarmes, la section aérienne de la gendarmerie (SAG), le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), les équipes cynophiles, les amis et les parents de Mathieu- arrivés dans l'île ce mardi 27 juin 2017- continuaient les recherches en vain ce mercredi 28 juin à Mafate.
Les gendarmes, la section aérienne de la gendarmerie (SAG), le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), les équipes cynophiles, les amis et les parents de Mathieu- arrivés dans l'île ce mardi 27 juin 2017- continuaient les recherches en vain ce mercredi 28 juin à Mafate.

 

Le gendarme mobile de 24 ans, détaché à la brigade de La Possession, était aperçu pour la dernière fois dans la montée du cirque vers le Maïdo, entre la Brèche et Ticol le vendredi 23 juin dans l’après-midi. Il participait à une randonnée en compagnie de deux amis dont un militaire. Ces derniers, constatant sa disparition, donnaient l’alerte vers 20 h 30, soit trois heures après leur retour au parking.

La gendarmerie de La Réunion lançait ensuite un appel à témoins. Mathieu portait un tee-shirt blanc, un short noir et un kway noir à capuche. Il faut appeler le 17 en cas de renseignement ou de découverte. Ce mercredi, les militaires continuaient leurs investigations. Un chien de Saint-Hubert, tout juste arrivé de métropole, les aidera ce jeudi 29 juin. L’animal dispose d’un flair exceptionnel et peut retrouver une piste même ancienne.

Le spécialiste, Bernard Labrosse, référent "sentiers" à l’Office national des forêts (ONF), connaît parfaitement la Brèche et Ticol. "Il ne faut pas oublier que l’on marche en montagne avec les risques inhérents que cela comporte", alerte-t-il. Ce responsable en poste depuis dix ans énumère les difficultés de ce parcours. "La Brèche est un lieu dangereux avec un passage où est installée une main courante, à droite, du côté des rochers. Elle a été construite de façon artificielle car le sentier a été emporté. À gauche, il y a un mètre de sentier où il n’y a aucune protection. C’est le vide", commente-t-il.

La montée vers le Maïdo, à Ticol, comporte également plusieurs obstacles. Notamment sur la partie finale. " Il y a d’abord un passage facile en forêt mais, dans les 30 dernières minutes, il faut traverser un rempart. On peut glisser ou tomber dans les barres rocheuses qui bordent les sentiers. La montée est difficile avec 600 m de dénivelé", souligne le représentant de l’ONF. Il évoque des traversés à gué, même s'il y a peu de crues en ce moment. Un danger supplémentaire tout comme les baignades.

" Il y a 8 à 10 jours, un touriste d’une soixantaine d’années s’est noyé dans le secteur de Bras d’Oussy,  entre La Porte et Cayenne dans Mafate, en allant dans un bassin." Bernard Labrosse ne se souvient pas d’accidents mortels de randonneurs dans le cirque mafatais. Il répète pour conclure : "Les sentiers restent sécurisés mais les risques d’accident demeurent." Comme la disparition de Mathieu le rappelle.

ts/www.ipreunion.com

   

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