Selon un article de Sciences et avenir :

De moins en moins de baleines à bosse au large de La Réunion


Publié / Actualisé
Les observations se raréfient et les mauvaises saisons s'enchaînent depuis 2014. Le magazine scientifique s'intéresse à ce phénomène en plein congrès mondial des baleines à bosse. Cette deuxième édition se déroule jusqu'au vendredi 7 juillet 2017 à Stella Matutina.
Les observations se raréfient et les mauvaises saisons s'enchaînent depuis 2014. Le magazine scientifique s'intéresse à ce phénomène en plein congrès mondial des baleines à bosse. Cette deuxième édition se déroule jusqu'au vendredi 7 juillet 2017 à Stella Matutina.

Entre 2008 et 2011, le nombre de cétacés observés passe de 88 à 171 avant de retomber à 28 en 2015. Une chute constatée par tous, y compris par l'association Globice et ses partenaires, en charge de leur protection. Sciences et avenir publie un article sur son site internet consacré à ce sujet. La journaliste, Anne-Sophie Tassart, se demande si le whale watching -la pratique consiste à se rendre au large afin des les contempler- ne perturbe pas la megaptera novaeangliae (baleine à bosse).

Suffisant pour séparer le baleineau et sa mère. Autre élément d'explication : un retour à la normale selon la scientifique, Violaine Dulau. "Des baleines à bosse à La Réunion, c'est nouveau", indique-t-elle lors de la conférence mondiale organisée à Stella Matutina à Saint-Leu, débutée ce lundi 3 juillet. D'après elle, ces mammifères marins fréquentaient peu les eaux réunionnaises, il y a 20 ans. Madame Dulau rappelle que le pic d'observation est récent : en 2008. Et depuis 2014, ces animaux se raréfient sous nos latitudes.

Troisième élément de compréhension : des variations liées à l'abondance du krill. Une étude de 2017 souligne la diminution de ces petites crevettes au niveau de l'Antarctique. Les baleines, en manque d'alimentation, cesseraient leur migration et ne viendraient donc pas dans l'île. "Une hypothèse", estime Vanessa Estrade, l'une des chercheuses ayant réalisé cette étude.

Elle évoque aussi la salinité et la température de l'eau. "Aucun témoignage fiable atteste qu'il y a eu des baleines avant (avant 2001 : NDLR) au large de l'île", ajoute la spécialiste. De prochaines études seront menées afin de savoir pourquoi les cétacés se rapprochaient de l'île il y a dix ans.

ts/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Aterla, Posté
Avant on les appelait des cachalots... d'où le nom des camions sur la route...
Et surtout, ne parlons pas le nouvel route du littoral et de sa pollution sonore et de "poussière" de roche...