Création de la vingt-cinquième commune :

Pierrick Robert dénonce une majorité téléguidée par Cyrille Hamilcaro


Publié / Actualisé
La vingt-cinquième commune remise en question ? Le conseiller d'opposition le craint. Il accuse plusieurs élus de la majorité saint-louisienne de vouloir retarder ce projet.
La vingt-cinquième commune remise en question ? Le conseiller d'opposition le craint. Il accuse plusieurs élus de la majorité saint-louisienne de vouloir retarder ce projet.

Une manœuvre destinée selon lui à permettre à l'ancien maire, encore inéligible en mars 2018, année où les élections partielles doivent se dérouler à Saint-Louis et à la Rivière, de se présenter en 2020 au scrutin des municipales. Une opportunité de revenir sur la scène politique si jamais le processus de création des deux villes échoue.

L'ex-édile, mis en examen pour poursuite irrégulière de ses fonctions d’élu et complicité de prise illégale d’intérêt, redeviendra en effet éligible. Le représentant de La Politique Autrement (LPA) voit donc sa main derrière les derniers développements. Avec un second opposant, Patrick Ramin, il s’entretenait ce jeudi 6 juillet 2017 avec le sous-préfet de Saint-Pierre. Objectif : s’assurer que le découpage suit bien son cours.

"Vincent Lagoguey recevait aussi certains élus de la majorité car ils demandaient un report de la création de la commune de La Rivière. Il confirme que l’État et tous les services travaillent en ce sens", détaille-t-il. Les commissions thématiques, censées permettre la scission, se poursuivent. L’élu sudiste s’inquiète des événements survenus au dernier conseil municipal du 30 juin.

- "Une combine politique" -

"Les élus majoritaires demandant ce report déposaient une motion pour annuler la délibération du 16 novembre 2016, votée à l’unanimité pour créer la commune. Ils étaient d’accord et, quelques mois plus tard, ils font marche arrière car un certain monsieur a fait une demande pour lever son inéligibilité. Une requête refusée par la justice", ironise l’ancien candidat malheureux aux municipales de mars 2014. Une déclaration effectuée sans jamais  prononcer le nom de Monsieur Hamilcaro.

Il soupçonne ce dernier d'œuvrer en coulisse et évoque : "Une combine politique d’anciens élus qui veulent exister et faire échouer ce qui a été promis car ils ne pourront pas être présents aux élections partielles de 2018." Le quatrième adjoint de la majorité sudiste réagit à ses propos. Louis-Bertrand Grondin, chargé de l’insertion professionnelle et de la mobilité extérieure, balaye ses accusations de téléguidage.

"Le débat sur Claude Hoarau et Cyrille Hamilcaro est un faux débat car on veut juste que le découpage n’entraîne pas des conséquences financières pour les citoyens. Si la loi de moralisation de la vie publique passe, ces deux personnes ne seraient plus en capacité de se présenter en 2018 ou en 2020", réplique le conseiller régional, délégué à la formation professionnelle et à l’apprentissage. Plus de 25 élus souhaitent un découpage en 2020 car ils redoutent une hausse d’impôts dans les deux villes.

"Il n’y a pas de fidélité à Monsieur Hamilcaro. Nous avons été élu en 2014 avec le programme qu’il a porté. Et avec le nouveau maire, Patrick Malet, nous avons commencé à redresser, pas encore complètement, la situation financière", complète monsieur Grondin. Il réfute également toute scission de la majorité ou tout isolement de Patrick Malet.

- Isolement du premier magistrat -

"Le maire a une majorité même s’il a eu ses positionnements propres. Il peut y avoir des dissonances dans la majorité. Certains peuvent être pour la création de La Rivière. Le maire s’est abstenu lors du vote de la motion car il doit rester au-dessus de la mêlée. Nous avons été plus de 25 à voter oui. Un autre observateur de la vie municipale ne partage pas cette avis.

"Il existe bien une scission. Le maire est de plus en plus seul. Les fidèles du collaborateur bénévole (Cyrille Hamilcaro, mis en examen pour poursuite illégale de son activité de maire -ndlr) existent. Ils sont notamment emmenés par Emmanuelle Sinacouty. Ça risque de bouger dans les semaines à venir", glisse cette source. Impossible de joindre la première adjointe ce vendredi. Nous avions pourtant beaucoup de questions à lui poser.

On parie que la riche actualité saint-lousienne nous donnera l’occasion de l'interroger très bientôt. L’opposant LPA espère, lui, que le projet de nouvelle collectivité se concrétisera. "La décision de mener à bien les commissions thématiques se trouve entre dans les mains des élus de la majorité. Si les travaux n’arrivent pas à leur terme, la création ne se fera jamais." Un conseil municipal spécial doit se tenir à la fin juillet afin d’examiner l’annulation de la délibération du 16 novembre.

ts/rb/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
Partout on mutualise, regroupe, fusionne sauf où ?

Mr Robert laissez cette ville s'enfoncer. Elle aime les condamnés, à plusieurs reprises de préférence !