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La Chaloupe Saint-Leu - Un préjudice de 4 000 euros déplore l'éleveur (actualisé) :

Huit biches tuées par des chiens errants


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Dans la nuit du vendredi 7 juillet 2017, à la Chaloupe Saint Leu, des chiens errants ont pénétré sur l'exploitation de cerfs de Laurent Ferrère. Au total, huit biches ont perdu la vie. L'éleveur déplore la récurrence des faits. En janvier dernier, il avait déjà perdu deux biches pleines de la même façon. Le Saint-Leusien a, d'ores et déjà, envoyé un courrier au maire de la Ville, au TCO et à la préfecture pour attirer leur attention sur les conséquences qu'entrainent l'errance animale dans les hauts de la Chaloupe.
Dans la nuit du vendredi 7 juillet 2017, à la Chaloupe Saint Leu, des chiens errants ont pénétré sur l'exploitation de cerfs de Laurent Ferrère. Au total, huit biches ont perdu la vie. L'éleveur déplore la récurrence des faits. En janvier dernier, il avait déjà perdu deux biches pleines de la même façon. Le Saint-Leusien a, d'ores et déjà, envoyé un courrier au maire de la Ville, au TCO et à la préfecture pour attirer leur attention sur les conséquences qu'entrainent l'errance animale dans les hauts de la Chaloupe.

 

4 000 euros, c’est le préjudice que déplore Laurent Ferrère. Co-gérant du groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) des Tamarins, il n’a pas eu d’autres choix que de constater les dégâts à son arrivée sur le terrain de 50 hectares. Les coupables, des chiens errants, qui n’ont pas hésité à égorger huit des cent cinquante cerfs de l’éleveur dès la nuit tombée. "Les chiens remontent le chemin ou ils sont déposés par les propriétaires qui n’en veulent plus", regrette Laurent Ferrere.

Le Saint-Leusien déplore la multiplication des attaques dans le quartier : "On est obligé de se débrouiller alors qu’on n’est pas habilité à se débarrasser des animaux errants". Après avoir perdu deux biches pleines en janvier 2017, l’éleveur s’est équipé d’une cage à chiens (un piège - ndlr) de 400 euros. Pour l’heure, il a dû renforcer les grillages pour ne plus subir d’attaque.

- Pas de remboursement -

Huit kilomètres de clôture à ses frais. Avec la perte de ses biches et les frais qu’il investit dans la sécurisation de son exploitation, Laurent Ferrère n’aura aucun remboursement puisque "le cerf est un gibier et ce statut particulier ne permet pas d’avoir une assurance". Il déclare que même s’il y avait la possibilité d’en mettre une, il n’aurait pas pu, compte tenu des faibles revenus qu’il touche de son exploitation de cerf. "On essaye de gagner notre vie honnêtement mais c’est très difficile quand cela nous arrive", déclare-t-il.

Le co-gérant de la société agricole souhaite interpeller les organismes compétents face à ce problème qu’est l’errance animale dans les hauts de Saint-Leu. "Je n’ai jamais vu un camion de la fourrière animale venir dans le quartier. C’est son rôle de ramasser les chiens errants".

Le TCO (Territoire de la Côte Ouest) est l’organisme de gérer les problèmes d’errance animale à Saint-Leu. Cette collectivité engage plus d’un million d’euros dans le ramassage des chiens errants. L’année dernière, 1814 animaux ont été capturés et mis en fourrière sur tout le territoire de la côte Ouest (la Possession, le Port, Saint-Paul, Trois Bassins, Saint-Leu).  Emmanuelle Esperance, chef de projet de la direction de l’environnement du TCO, rappelle que le ramassage se fait principalement sur signalement. " Nous n’avons pas eu de demandes d’intervention depuis le début de l’année pour le chemin dans lequel vit Monsieur Ferrere ", constate-t-elle.

- Sensibilisation et des rondes -

Les camions de fourrières sont déplacés dans les secteurs à enjeux, à proximité des établissements publics et les lieux très fréquentés. Ainsi, les hauts de l’île ne sont pas concernés par les rondes sauf signalement. "Il est impossible matériellement et financièrement d’être derrière chaque animal errant", déclare Emmanuelle Esperance. Pour l’heure, le TCO ne prévoit aucune aide financière à l’attention de Laurent Ferrere : "Dès à présent, la fourrière fera des rondes dans le quartier et le TCO mènera une sensibilisation auprès des habitants".

La collectivité proposera même à l’éleveur une cage à chiens si  aucun animal n’a été récupéré suite à deux interventions de la fourrière.

Même constat au niveau de la Chambre d’agriculture. Aucune aide financière n’est destinée à ce genre d’attaque, puisque cela relève des communes et des communautés de communes. " Nous aidons les éleveurs lorsqu’il y a calamité agricole c’est à dire des cyclones, des incendies, des attaques bactériennes et écologiques qui touchent les filières ", explique Jérôme Soubou, chargé de communication de la chambre d’agriculture.

Il précise que des réunions de travail avec les membres de l’Etat et les organismes agricoles ont été entamées. Le but est de trouver une solution pour aider les éleveurs qui dénoncent de plus en plus d’attaques de chiens errants. Une dizaine d’attaques tous les trois mois sont rapportés par les éleveurs à la Chambre d'Agriculture. 

- Une filière en devenir -

À Réunion, très peu d’agriculteurs élèvent le cerf.  La Chambre d’Agriculture en recense quelques-uns dans les hauts de l’île. "Pour le moment, nous n’avons pas de chiffres concernant les cerfs mais nous savons qu’il n'y a pas assez d'élevages pour former une filière", déclare Jérôme Soubou. Et bien que le problème d’errance animale ne relève pas de se compétenfes, la Chambre d’Agriculture, assure que des discussions seront rouvertes avec l'Etat pour aider les éleveurs touchés.

"Chaque organisme doit prendre ses responsabilités et nous invitons les partenaires à faire le nécessaire pour aider cet éleveur qui participe à l’économie de La Réunion", termine Jérôme Soubou.

de/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Palmitate, Posté
Mais qu'attendent les éleveurs pour se regrouper, s'armer de fusils de chasse et dégommer cette engeance sans état d'âme ? ? ?