Agriculture locale et santé des consommateurs :

Manger péi serait synonyme de sécurité alimentaire 


Publié / Actualisé
Manger local c'est manger de bons produits d'après les Réunionnais. En effet, ce mercredi 19 juillet, ils sont plus ou moins d'accord pour dire que les produits made in Reunion sont meilleurs que les produits de l'extérieur. En visite à La Réunion, Hervé Deperrois, président de l'Office de développement de l'économie agricole d'Outre-mer (ODEADOM), en visite à La Réunion, participait à des tables rondes en présence des acteurs locaux de l'agriculture et de la santé dont les questions soulevées étaient relatives à la production locale.
Manger local c'est manger de bons produits d'après les Réunionnais. En effet, ce mercredi 19 juillet, ils sont plus ou moins d'accord pour dire que les produits made in Reunion sont meilleurs que les produits de l'extérieur. En visite à La Réunion, Hervé Deperrois, président de l'Office de développement de l'économie agricole d'Outre-mer (ODEADOM), en visite à La Réunion, participait à des tables rondes en présence des acteurs locaux de l'agriculture et de la santé dont les questions soulevées étaient relatives à la production locale.

Dans les rues de Saint-Denis, les Réunionnais interrogés par Imaz Press sont tous unanimes quant au fait de consommer des produits locaux au détriment des produits venus d’ailleurs. Et ce, pour diverses raisons. Tout d’abord, d’un point de vue économique. Maryline fait partie de ceux qui achètent les fruits et légumes au marché forain pour "aider les petits producteurs". Léa, par exemple, se rend régulièrement chez son boucher pour acheter sa viande bovine.

De plus, la traçabilité des produits est la principale raison qui les pousse à payer pour le local. Jean Noël, n'achète que de la viande péi. "C’est frais ici alors que la viande qui vient de métropole prend du temps pour arriver" estime-t-il. Brunella dresse le même bilan. Elle privilégie les produits locaux et de plus en plus les aliments issus de l’agriculture biologique.  Pour elle, manger local c’est bien mais cela ne l'empêche pas de s'inquiéter quant aux produits chimiques qui pourraient être présent dans les produits qu'elle consomme. La Réunionnaise s’est même mise à faire son propre potager biologique.

Comme ces consommateurs, les autorités compétentes en la matière estiment que la production locale est synonyme de qualité. En visite à La Réunion jusqu'au 21 juillet, le président de l'ODEADOM - Office de développement de l'économie agricole d'Outre-mer - Hervé Deperrois, participait ce mercredi à des tables rondes, en présence des acteurs locaux de la santé et de l'agriculture. L'objectif : valoriser les filières locales en faisant la promotion notamment du lieu d'origine de production. "Il faut débanaliser les produits locaux en affichant de manière clair leur origine. Des initiatives ont été lancées à ce sujet" explique le président.

- Appelation spécifique -

A l'instar de la "banane française" ou du "vin de pays", le sucre ou la vanille réunionnaise pourraient bénéficier d'une appelation spécifique afin de "créer de la rareté". "Ce qui est fait au niveau des filières d'élevage est très positif" estime Hervé Deperrois, à propos de la mise en place des "produits DEFI", regroupant les viandes produites à La Réunion. "L'étiquetage est clair, les distributeurs jouent le jeu en différenciant les rayonnages et le consommateur a un gage de traçabilité et de qualité" a-t-il constaté.

Miser sur le "Made in Réunion" serait une solution à la promotion des filières de production locale, qui "ont besoin d'aide", comme dans toutes les régions ultra-périphériques européennes, dont l'agriculture est soutenue par 320 millions d'euros de crédits annuels injectés par l'Union européenne, dans le cadre du programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité (POSEI).

Enfin, les habitudes alimentaires des consommateurs contribuent également à l'évolution de l'agriculture. "Il serait préférable de manger moins et mieux", ce qui permettrait de privilégier les produits de qualité fabriqués sur place, à la nourriture industrielle importée. Une piste de travail, pour lutter contre le diabète par exemple, qui touche fortement La Réunion.

de/jm/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Citoyen, Posté
Et que dire des cheptels réunionnais atteints de Rhinotrachéïte Infectieuse Bovine (I.B.R), qui n'ont pas été abattu.
Qui sérieusement aujourd'hui pourrait vanter la viande de boeuf péi ? que font les autorités pour garantir une viande régionale saine ?
SQUAW, Posté
Les produits de notre agriculture ne sont pas meilleurs qu'ailleurs malheureusement! Les pesticides sont employés à outrance et nos élevages bovins sont contaminés par la leucose, le lait et la viande de boeuf sont exceptionnellement en-dessous des normes européennes! En gros le lait péi que vous donnez à vos enfants et le steak péi sont CONTAMINÉS, alors que certains pensent encore que c'est meilleur que les produits dehors... ben mince alors ... vraiment difficile d'ouvrir les yeux des gens!!!
Jojo, Posté
C'est vrai qu'à la Réunion, tout est bio. Les cultures se font sans pesticides, sans produits chimiques. Et c'est pour cette raison que les fruits du marché forain sont sains, indemmes de toutes attaques d'insectes et de vers.
Moi aussi, dans mon jardin, je ne traite pas mes mangues, mais elles sont toutes piquées et infestées de vers.
J'aimerai bien que l'on me donne le secret