La Rivière Saint-Louis (actualisé) :

Menaces sur la création de la vingt-cinquième commune


Publié / Actualisé
Il se produit toujours des rebondissements dans la ville saint-lousienne. En cause: l'actualité récente autour de La Rivière Saint-Louis. Le processus de découpage de la vingt-cinquième commune se poursuit mais plusieurs élus de la majorité tentent de repousser son lancement à 2020, au lieu de 2018. (Photo d'archives).
Il se produit toujours des rebondissements dans la ville saint-lousienne. En cause: l'actualité récente autour de La Rivière Saint-Louis. Le processus de découpage de la vingt-cinquième commune se poursuit mais plusieurs élus de la majorité tentent de repousser son lancement à 2020, au lieu de 2018. (Photo d'archives).


Dernier épisode en date : l’annulation de la commission thématique ce jeudi 20 juillet 2017 à la mairie de Saint-Louis. Les deux opposants, Pierrick Robert et Patrick Ramin, s’en indignent. "Cette commission portait sur l’impact budgétaire de la vingt-cinquième commune. Le directeur général adjoint des services nous a annoncés qu’elle était annulée à la demande des élus majoritaires. Ils font traîner les travaux des commissions afin que la création de la 25e commune n’ait pas lieu", assure le représentant La politique autrement (LPA).

Une stratégie déjà détaillée sur Imaz Press et étayée pas d'autres sources. L’une d’elles énumère les raisons de ce rendez-vous rayé au dernier moment de l’agenda. "Les élus tenaient un bureau municipal ce lundi 17 juillet. Plusieurs d’entre eux indiquaient qu’ils ne viendraient plus aux commissions thématiques. Regardez le recours de l’adjoint, Abdoul Ghanthy. Lui et d’autres élus sont téléguidés par Cyrille Hamilcaro." Le Journal de l’île évoquait ce mercredi 19 juillet ce recours déposé par Monsieur Ghanthy afin de casser l’arrêté préfectoral de création de la 25e commune, du 16 mars 2017.

- Rebondissement supplémentaire -

Monsieur Hamilcaro reste, lui, inéligible jusqu’en 2020. Il demeure mis en examen pour poursuite irrégulière de ses fonctions d’élus et complicité de prise illégale d’intérêt. Le frère de Thierry Robert soupçonne plusieurs adjoints de retarder la scission en deux villes. Objectif: permettre à  l’ex maire se présenter aux élections municipales dans trois ans. 2020: année où il redeviendra éligible. Alors même que doivent se dérouler en mars 2018 les deux scrutins partiels à Saint-Louis et à La Rivière.

Un rebondissement supplémentaire dans ce feuilleton politico-judiciaire. Difficile de connaître la position des membres de la majorité. Plusieurs d’entre eux optaient pour le silence. Une stratégie choisie par la première adjointe, Emmanuelle Sinacouty. Elle déclinait nôtre demande d’interview après l’avoir accepté quelques heures avant… "Je ne souhaite pas commenter le processus de création de la Rivière Saint-Louis. Je ne m’exprimerai pas avant le conseil municipal du 26 juillet prochain. Là, vous pourrez m’interviewer", se justifie-t-elle par téléphone.

- Séance explosive -

La prochaine séance du conseil risque de s’avérer explosive. La faute à la seconde affaire. Les élus devront se prononcer pour ou contre l’annulation de la délibération adoptée le 16 novembre 2016 à propos du découpage. "Plus d’une trentaine d’élus sont pour l’annulation. Le maire, en faveur de la création, va s’abstenir. Comme il l’a fait lors du dernier conseil où une motion demandant le report avait été validée. L'édile est isolé. Si le report est acté, il peut très bien démissionner ou sanctionner les frondeurs. Ces derniers sont fidèles à Hamilcaro alors qu’ils ont le pouvoir de ne plus le suivre", prédit un observateur très proche des arcanes de la mairie.

Une autre source rappelle également le second recours déposé par une Rivièroise, proche de la droite locale, selon elle. Ultime épisode de l’actualité saint-lousienne : le recours de l’électeur, Cyrille Hamilcaro, fin juin. L’ancien élu conteste l’élection de Thierry Robert aux législatives dans la septième circonscription.

Une requête envoyée au conseil constitutionnel dans laquelle il relève des irrégularités et des faits de diffamation à l’encontre du candidat malheureux qu’il soutenait. Il s'agit de Fabrice Marouvin, troisième adjoint à la mairie saint-pauloise. Si la commune saint-lousienne se cherche une nouvelle devise. On peut lui suggérer la suivante: Saint-Louis, la ville où il se passe toujours quelque chose.

ts/rb/www.ipreunion.com (mis en ligne vendredi 21 juillet 2017 à 3h - actualisé)

   

1 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
Comment la population peut accepter cette scission?

au pire comment peut elle encore accepter ces margoulins?