Tribune libre de la CPME :

Etats généraux de l'alimentation : des propositions transmises au ministère de l'Agriculture


Publié / Actualisé
Les Etats Généraux de l'Alimentation ont débuté le 20 juillet dernier, initiant un chantier pour répondre à un double impératif : assurer un revenu décent aux agriculteurs et mieux répondre aux attentes des consommateurs soucieux de préserver leur santé et l'environnement. Aucune représentation des territoires d'Outre-mer ne fut invitée. La CPME Réunion a souhaité faire entendre la voix des territoires d'Outre-mer en transmettant auprès du Ministre de l'Agriculture ces propositions pour l'agriculture ultra- marine". Nous publions ci-après la suite du communiqué de la CPME. (Photo d'illustration)
Les Etats Généraux de l'Alimentation ont débuté le 20 juillet dernier, initiant un chantier pour répondre à un double impératif : assurer un revenu décent aux agriculteurs et mieux répondre aux attentes des consommateurs soucieux de préserver leur santé et l'environnement. Aucune représentation des territoires d'Outre-mer ne fut invitée. La CPME Réunion a souhaité faire entendre la voix des territoires d'Outre-mer en transmettant auprès du Ministre de l'Agriculture ces propositions pour l'agriculture ultra- marine". Nous publions ci-après la suite du communiqué de la CPME. (Photo d'illustration)

Ces propositions sont les suivantes:

En premier lieu, il est nécessaire d’organiser une déclinaison des Etats Généraux pour nos territoires, elle devrait se traduire par un engagement politique à travers une Loi plutôt qu’un calendrier de solutions. 
Une Loi qui porterait toutes nos ambitions pour faire de l'agriculture, un domaine économique d'avenir.

Il est indispensable de renforcer le pilotage de la politique agricole au niveau territorial afin d'adapter les politiques au plus près des réalités locales. Cela permettrait de répondre aux enjeux de l'agriculture en Outre-mer et de développer des systèmes de production agro-écologiques locaux tournés vers l’auto-approvisionnement alimentaire.

Il est incontournable qu'un bilan des stratégies engagées par la nouvelle instance de concertation et de gestion des politiques agricoles en Outre-mer (COSDA) soit effectué dans chaque région afin de redonner une dynamique à nos territoires ultra-marins en modifiant profondément la Loi Avenir Agriculture et son titre VI propre aux Outre-mer.

Il faut donner aux acteurs locaux du secteur de l’agroalimentaire (agriculteurs, transformateurs, distributeurs, commerçants) toute leur place dans l'économie territoriale, et par la même un avenir durable par une visibilité économique. Cette densification de l'économie locale par l'alimentation durable serait une source d'emploi pérenne et non délocalisable dont notre territoire à besoin pour relever les défis sociaux, climatiques et sociétaux.

La Loi Avenir Agriculture autorise déjà la création de Projet d'Alimentation Territorial (P.A.T) permettant de créer un outil de gouvernance local pouvant consolider des systèmes agricole et alimentaire durables. La déclinaison des Etats Généraux de l’Agriculture pour les territoires ultra-marins que nous réclamons de nos vœux pourrait poser alors comme préalable la mise en place dans chaque bassin océanique de P.A.T de dimension locale pour permettre une autonomie alimentaire à l’horizon de cinq ans.

Ces P.A.T devraient avoir également une dimension régionale afin de faire rayonner la France à travers toutes ses frontières.

   

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