Approvisionnement de la NRL (actualisé) :

Le préfet autorise l'ouverture de la carrière de Bois Blanc


Publié / Actualisé
Ce lundi 31 juillet 2017, le préfet de La Réunion Amaury de Saint-Quentin, a signé l'arrêté d'ouverture de la carrière de Bois-Blanc à Saint-Leu. Ce document qualifie le projet d'intérêt général (PIG) et permet l'exploitation en roches massives du site. Elles serviront à approvisionner le chantier de la Nouvelle Route du Littoral.
Ce lundi 31 juillet 2017, le préfet de La Réunion Amaury de Saint-Quentin, a signé l'arrêté d'ouverture de la carrière de Bois-Blanc à Saint-Leu. Ce document qualifie le projet d'intérêt général (PIG) et permet l'exploitation en roches massives du site. Elles serviront à approvisionner le chantier de la Nouvelle Route du Littoral.

 

"Qualification de projet d'intérêt général du projet d'ouverture et d'exploitation d'une carrière et ses installations annexes sur le territoire de la commune de Saint-Leu au lieu dit Ravine du Trou." Voici l'intitulé de l'arrêté préfectoral paru dans un communiqué officiel. Un document publié aux actes administratifs de la préfecture. Ce dossier pourra être consulté à l'administration, située au Barachois, à la sous-préfecture de Saint-Paul, à la mairie de Saint-Leu, au siège du Territoire de la côte ouest (TCO) et au Conseil régional.

Contacté par Imaz Press Réunion, le maire des Avirons Michel Dennemont s'est dit "déçu que l’État ne tienne pas compte de deux grosses manifestations contre ce projet, du non exprimé lors de l’enquête publique et du non signifié par les maires concernés (Saint-Leu et les Avirons - ndlr)." Il rajoute : "Je trouve regrettable que cette décision ait été prise sans que le préfet nous ait rencontré et discuté avec nous. Je regrette aussi que cette décision ait été prise volontairement pendant les vacances."

Le collectif Touch Pa Nout Roche affiche également sa stupéfaction. Sa porte-parole, Élodie Marais, réagit. "Nous sommes choqués de voir que le nouveau préfet, là depuis très peu de temps, prenne cette décision sans avoir rencontré la population ou nôtre collectif pour lui exprimer nôtre mécontentement. Depuis ce matin, plein de gens des Avirons et de Saint-Leu m'appellent car ils sont inquiets", explique-t-elle. Sa structure va se concerter afin d'affiner sa stratégie future. Première étape : mettre à jour sa page Facebook.

Mais la procédure prendra du temps selon elle. "Le préfet oblige le maire de Saint-Leu à modifier son Plan local d'urbanisme pour que la carrière puisse être implantée. Cela prend six mois et, au bout de ce délai, le préfet pourrait confirmer l'ouverture d'une carrière. Nous ferons en sorte d'être bien présents. Manifester ? Nous verrons. Nous ferons en sorte d'avoir un rendez-vous avec Amaury de Saint-Quentin. Si des actions se font, ce sera la population qui décidera", ajoute la porte-voix du collectif.

Elle croit savoir que seule la collectivité saint-leusienne peut engager un recours contre le PIG mais ignore si ce recours comporte un caractère suspensif. Madame Marais prévient : "On ne veut pas de la carrière de Bois Blanc et on se battra jusqu'à la fin. Malgré deux chaînes humaines avec plus de 5 000 personnes et avec les 11 000 signatures issues des pétitions, la population n'est pas écoutée."

En mars, le député-maire de Saint-Leu Thierry Robert avait protesté contre l'ouverture de cette carrière. Il avait entamé une grève de la faim dans les jardins de la préfecture et avait obtenu l'assurance que "rien ne serait fait avant (en matière d'autorisation d'exploitation - ndlr)" un bilan global concernant l'approvisionnement du chantier en quantité et en qualité de matériaux.

Suite à cette réaction de Dominique Sorain, alors préfet en place, l'élu saint-leusien avait mis fin à son mouvement de protestation. Selon lui, il ne fait aucun doute que "la carrière de Bois Blanc n'est pas utile pour le chantier de la NRL", estimant que les carrières des Lataniers, de Dioré, Menciol ou encore les andains permettraient d'alimenter le chantier en quantité suffisante. Quelques jours avant sa grève de la faim, il avait notamment tenu une conférence de presse en assurant avoir transmis des éléments au Parquet national financier, prouvant que cette carrière ne servirait pas au chantier de la NRL, mais bien à "autre chose".

En parallèle, "Touch Pa Nout Roche" était toujours farouchement opposé à l'ouverture de la carrière de Bois Blanc. Ses membres ont notamment mis en avant de potentiels impacts sur l'environnement la santé des habitants concernés. Plusieurs actions coup de poing avaient été menées par le groupe pour protester contre l'exploitation du site.

Publié ce jeudi 3 août 2017 à 10 heures/ts/mb/mp/www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
C'est scandaleux !
Un référendum, des manifestations et même pas de rendez-vous avec les personnes directement concernées.

Dans 2 ou 3 ans ce préfet sera parti.... s'il n'est pas.... avant !

HONTEUX
Cilou974, Posté
Écœurant cette façon de faire! C'est quoi l'état? Ce préfet n'est même pas venu à Bois Blanc voir ce joli bout de littoral sauvage et prend cette décision au bout d'un séjour de 15 jours sur l'île!
Retournes d'où tu viens Amaury!
Bien, Posté
Il était vraiment temps ! Ca n a que trop durè.
Monique la traitre, Posté
TI BOUGE ENCOR TI COQ.