Centre hospitalier Gabriel Martin :

Le dialogue social mis à mal entre direction et représentants du personnel


Publié / Actualisé
Le climat semble tendu entre les représentants du personnel et la direction du centre hospitalier Gabriel Martin de Saint-Paul. Dans un communiqué, l'intersyndicale CFDT-FO-SUD-UNSA dénonçait ce mercredi 9 août 2017 "un pseudo dialogue social". En cause, des réunions syndicales annulées par la direction, qui selon la porte-parole, "n'entend pas les doléances" de l'intersyndicale.
Le climat semble tendu entre les représentants du personnel et la direction du centre hospitalier Gabriel Martin de Saint-Paul. Dans un communiqué, l'intersyndicale CFDT-FO-SUD-UNSA dénonçait ce mercredi 9 août 2017 "un pseudo dialogue social". En cause, des réunions syndicales annulées par la direction, qui selon la porte-parole, "n'entend pas les doléances" de l'intersyndicale.

"Nous sommes dans un climat social délétère, autoritaire et dégradé" assure Zohra Givran, représentante de l’intersyndicale CFDT - FO - Sud Santé UNSA. La mésentente dure maintenant depuis plusieurs semaines. En cause, un accroissement des tâches à effectuer, couplée d'une réduction du temps de travail, selon la porte-parole du personnel. Un reliquat de 20.000 heures travaillées par les équipes soignantes pour l'année 2016, n'aurait également ni été récupérées, ni rémunérées.

Un conflit, alimenté par la gestion de 60 lits supplémentaires dans le cadre de l'activité du Pôle sanitaire Ouest basé au Grand-Pourpier. "La direction souhaite réduire notre temps de travail, pour dégager du temps plein et des postes de travail" explique Zohra Givran. "Ce temps de la travail gagné sur chaque personnel actuellement en poste, servira à des postes de travail pour le futur établissement (...) Mais le directeur n’a pas l’intention de recruter, il faudra pourtant passer par là, sinon, la santé et la sécurité de nos patients seront menacées et nous nous y refusons" souligne-t-elle encore.

La direction souhaiterait ainsi que les missions des personnels soient exécutées en moins de temps qu’aujourd’hui. Un point sur lequel l'intersyndicale voudrait débattre, mais "les trois dernières réunions ont été annulées purement et simplement par la direction". Des discussions que les délégués voudraient voir se profiler pour aborder l'avenir. "Les besoins de la pédiatrie ne sont pas les mêmes que la chirurgie ou le service de maternité. Chaque service a son organisation de travail et nous voulons pouvoir discuter d’organisation de travail adapté" termine la porte-parole.

Si aucune solution n'est trouvée entre les deux parties, un mouvement social pourrait se profiler, afin que l'intersyndicale témoigne son mécontentement. De son côté, la direction du centre hospitalier, contactée par Imaz Press, n'a pas souhaité communiquer sur les négociations en cours.

jm/www.ipreunion.com

 

   

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