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La grotte interdite d'accès (actualisé) :

Les chasseurs de trésor piratent le Puits arabe


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L'arrêté préfectoral du 28 juillet 2017 proscrit l'accès public à la grotte du Puits Arabe, située à Saint-Philippe. Une cavité murée depuis. En cause : une série de fouilles non autorisées par la direction des affaires culturelles de l'Océan Indien. (DAC-OI). Des pillards continuent à rechercher le trésor de La Buse alias Olivier Levasseur, le célèbre pirate.
L'arrêté préfectoral du 28 juillet 2017 proscrit l'accès public à la grotte du Puits Arabe, située à Saint-Philippe. Une cavité murée depuis. En cause : une série de fouilles non autorisées par la direction des affaires culturelles de l'Océan Indien. (DAC-OI). Des pillards continuent à rechercher le trésor de La Buse alias Olivier Levasseur, le célèbre pirate.

 

L’association, Âme de pirate, présidée par Emmanuel Mezino, organisait le 29 juillet une visite historique autour du site. "Je n’ai pas fait visiter la grotte. La balade s’est effectuée sur le plateau rocheux au-dessus de la caverne. Je me suis battu pour qu'elle soit fermée, ce n'est pas pour y aller ensuite", affirme l'auteur d’ouvrages sur les pirates. L’origine des dégradations observées depuis 2008 ?  Des pillards en quête d'un magot.

Les services de la DAC-OI relevaient des traces de passage et de travaux en mai 2017 lors d’une inspection. Des actes suffisants pour déstabiliser et créer des fissures dans la caverne. Notamment au plafond. L’arrêté vise aussi l’interdiction de circuler dans un rayon de 5 mètres autour de la grotte. Ces détériorations menacent la sécurité des curieux, désireux d’y introduire et des promeneurs empruntant le sentier littoral.

La DAC portait plainte en décembre 2015. L’enquête suit son cours assure la structure. Les interpellations de trois hommes se déroulaient en mars 2016. Les gendarmes retrouvaient à l’époque du matériel de fouille. "J’avais dénoncé publiquement les fouilles et, le lendemain, les pillards étaient interpellés car la grotte était surveillée", se souvient Emmanuel Mezino.

Avec des chercheurs, il crée Âme de pirate il y a un an et demi. Le Saint-Joséphois, installé en métropole, souhaite à terme former des guides racontant l’histoire de ces sites emblématiques.

- Chercheurs de trésor -

Il vient de publier Pirates de l’Océan Indien aux éditions Feuille songe. Un livre disponible sur son site et sur Amazon. Mon trésor à qui saura le prendre paraissait en 2014. L’œuvre s’intéressait au cryptogramme de La Buse. Il se réjouit de l’arrêté préfectoral mais souligne que le problème de sécurité ne semble pas réglé.

"Cela fait 18 mois que je demande la condamnation de cette grotte qui a été fouillée car elle menace de s’effondrer. J’ai déposé plainte contre l’ONF et la DAC-OI en août 2016 car rien n'a été fait. Mais je n’ai pas eu de nouvelles de l’issue de ma plainte", affirme-t-il. Le Sudiste se trouve en ce moment dans le département pour présenter son dernier livre.

Il connaît bien les dégâts occasionnés par les chercheurs de trésor. Au Puits arabe, une vingtaine de gravures dans la roche datent de l’époque des pirates, venus sur nos côtes. "Avec les fouilles sauvages des dernières années, le site a été foré, les falaises grattées sur 40 à 50 mètres avec 30 à 40 sondages et des trous d’une profondeur de 2 mètres. Une pierre gravée a même disparu."

- Opérations archéologiques -

Il envisage d'obtenir l’autorisation de la DAC-OI afin de procéder à des fouilles officielles sur le plateau situé au-dessus de la caverne au niveau des marques gravées. Son dossier est en cours de constitution. "C’est un travail lourd car il faut réunir un panel de professionnels et un budget conséquent. Le site doit être sécurisé pour réaliser une étude efficace. Cela peut aboutir d’ici un an ou deux", commente Monsieur Mézino.

"Mes hypothèses et interprétations m'amènent à conclure que le trésor est toujours sur ce site. Ce que l'intensité des fouilles sauvage semble corroborer. Des hypothèses non contestées par les autorités, bien au contraire", avance-t-il. Pour mener ce type d'opérations archéologiques, il lui faudra décrocher une demande d’autorisation programmée. Une procédure très encadrée.

Comme le précise la DAC-OI. "Compte-tenu de la fermeture de la grotte, pour des raisons de sécurité, aucune fouille à l'intérieur ne pourrait être accordée. Seul un dossier de demande de relevé des pierres gravées pourrait être transmis et serait alors instruit en consultant la commission territoriale pour la recherche archéologique pour avis."

La résolution d’un des plus grands mystère de l'histoire de la piraterie ne semble pas être pour demain. Et ce malgré l’activité illégale des chercheurs du trésor de La Buse.

 Publié ce samedi 12 août 2017 à 3h (Actualisé à 7h40) ts/www.ipreunion.com
 

 

   

2 Commentaire(s)

Fulcani, Posté
Le trésor n'est plus à l'intérieur depuis déjà longtemps, hélas. En revanche certains "gros blancs collectioneurs doivent avoir de bien belles collections chez eux. Un jour la vérité éclatera sur cette histoire de pillage organisé au profit d'une caste d'illusionnistes...

Quid de l'implication d'une certaine grande dynastie politique dans des fouilles à l'époque ? (Ravine Ango, grotte etc)

Notre histoire dort aujourd'hui chez ces gens là.
Jose, Posté
Ils creusent pendant des jours et des nuits dans des conditions difficiles pour zéro €, alors que pour un oui ou un non, ils se mettent en grève.