Syndicat alternatif des instituteurs et des professeurs des écoles de La Réunion :

Rentrée scolaire : "résistance" comme mot d'ordre


Publié / Actualisé
Rentrée, rythmes scolaires, classes de douze élèves... Le syndicat alternatif des instituteurs et des professeurs des écoles de La Réunion faisait également sa rentrée ce mercredi 16 août. L'organisation compte "résister" face aux différentes réformes annoncées pour l'Éducation et veut porter le débat, notamment lors de la venue du Ministre Jean-Michel Blanquer à La Réunion ce jeudi 17 août.
Rentrée, rythmes scolaires, classes de douze élèves... Le syndicat alternatif des instituteurs et des professeurs des écoles de La Réunion faisait également sa rentrée ce mercredi 16 août. L'organisation compte "résister" face aux différentes réformes annoncées pour l'Éducation et veut porter le débat, notamment lors de la venue du Ministre Jean-Michel Blanquer à La Réunion ce jeudi 17 août.

Lors d'un point presse tenu ce mercredi matin pour lancer sa reprise d'activité, le SAIPER réagissait sur le décalage de la date de la rentrée scolaire pour 18 des 24 communes de l'île au 22 août, contre ce vendredi 18, initialement annoncé. Pour le syndicat, "encore une fois, ce sont les élèves qui vont en pâtir (...) C'est incroyable de devoir attendre la rentrée pour s'en préoccuper, même si nous savons que nous sommes les seuls à reprendre en cette période et que ce sont les vacances pour le gouvernement" déplore Sonia Delrieu, secrétaire générale du SAIPER.

Si le débat des rythmes scolaires s'est quelque peu éteint ces derniers jours, l'organisation syndicale dénonce toujours "la volonté dictatoriale du recteur de La Réunion Vellayoudom Marimoutou", tandis que le décret émis au Journal Officiel permettait aux communes de pratiquer la semaine des quatre jours. "Les enseignants et les parents d'élèves y sont massivement favorables", ajoute Sonia Delrieu, qui estime également que la question devrait être évaluée dans sa globalité et non pas modifiée à chaque gouvernement".

Dans le même temps, les classes de CP ne comptant pas plus de 12 élèves par classe fait aussi douter le syndicat sur son efficacité réelle. "Cette réforme est très coûteuse car il faudra 14.000 enseignants supplémentaires sans création de poste, ce qui est impossible" avance la secrétaire générale, "car, pour que cette réforme aboutisse, il va falloir supprimer les enseignants remplaçants et les dispositifs déjà existants (...) Nous subissons, comme à chaque fois", souffle-t-elle. Car, la conséquence directe de la création des classes de 12 élèves dans les zones REP et REP + en France, serait, selon le SAIPER, "une augmentation des effectifs dans les autres classes" et ce, dès le CE1 pour les élèves ayant bénéficié du dispositif en CP.

L'organisation syndicale a demandé une audience auprès de Jean-Michel Blancher, pour obtenir des réponses autour de ces différentes mesures.

jm/www.ipreunion.com

   

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