Comité régional des pêches :

L'ex-secrétaire général réplique au nouveau président


Publié / Actualisé
Ludovic Courtois occupait depuis 2013 le poste de secrétaire général du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion durant la dernière mandature de Jean-René Énilorac. Évincé, il quittait ses fonctions après l'élection de Bertrand Baillif à la présidence, en janvier 2017, et réplique maintenant à ce dernier. (Photo d'illustration)
Ludovic Courtois occupait depuis 2013 le poste de secrétaire général du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion durant la dernière mandature de Jean-René Énilorac. Évincé, il quittait ses fonctions après l'élection de Bertrand Baillif à la présidence, en janvier 2017, et réplique maintenant à ce dernier. (Photo d'illustration)


Notamment au sujet du programme de pêche ciblé Cap Requins 2. Le nouveau président du CRPMEM accuse l’ancienne équipe dirigeante d’une mauvaise gestion des fonds publics. Monsieur Courtois lui répond de façon cinglante.

"Ces allégations mensongères ne visent qu’à cacher des dysfonctionnements dans la reprise de Cap Requins 2 par le nouveau CRPMEM et son incompétence dans la gestion du projet. Les pêcheurs recrutés par Bertrand Baillif ne l’ont pas été dans le cadre d’une mise en concurrence. Les conditions d’éligibilité des intervenants de ces opérations ne respectent aucun des pré-requis fixés par l’ancienne équipe. Aucune régularité vis-à-vis de la cotisation due par les pêcheurs n’est exigée", estime-t-il.

Ludovic Courtois exerce désormais comme délégué général de l’association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l'aquaculture (ARIPA). Il s'agit de l’interprofession. Il évoque également une possible absence de justificatifs demandés aux professionnels.

- "200 euros, avec ou sans capture" -

"Pas d’attestation d’assurance pour les navires ou de permis de navigation autorisant la pêche de gros requins. Les sorties ne font plus l’objet de contrôles. Les pêcheurs partent en opération sur la base d’un SMS adressé au Comité des pêches et qui ouvre droit à 200 euros de prestation, avec ou sans capture. Aucun suivi satellitaire par balise de géolocalisation n’est demandé. Le système locatrack n’est plus utilisé", affirme-t-il.

Ces balises servent à tracer à l’aide des points GPS la réalité des sorties en mer. Selon lui, les pêcheurs ne remplissent plus de fiches d’observation lors de leur retour au port. Il contre-attaque aussi en détaillant le financement de Cap Requins 2. D’après lui, le CRPMEM ne déposait pas de demande de paiement aux financeurs afin d’obtenir le remboursement des prestations réglées aux équipages.

- "Insuffisance de trésorerie" -

"L’ancienne équipe avait, avant son départ, déposé auprès de la direction de la mer une demande d’acompte pour le versement des subventions allouées à la mise en œuvre de Cap Requins 2. Depuis juillet 2017, aucune nouvelle demande de paiement n’a été sollicitée par le CRPMEM, ce qui explique l’insuffisance de trésorerie que l’organisation professionnelle pour poursuivre les opérations", assure-t-il.

L’ex-mandature recourait à une "ingénierie financière en cédant à la banque du Comité des pêches les conventions signées avec les financeurs". Objectif : ne pas puiser dans le budget du Comité des pêches. "De telles cessions n’ont pas été faites par la nouvelle gouvernance. Ce qui lui impose depuis plus de 6 mois de piocher dans sa trésorerie pour payer les prestations de pêcheurs de requins", en termine Ludovic Courtois afin de détailler : "Sa vérité sur Cap Requins 2".

ts/www.ipreunion.com

   

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