[PHOTOS] Une saison des baleines exceptionnelle :

La brigade marine Quiétude veille sur les cétacés


Publié / Actualisé
Une brigade se charge d'assurer la tranquillité des géantes des mer depuis le début de la saison. Baptisée "Quiétude", du nom de leur bateau, la structure se compose de quatre agents. Ils veillent au respect de la nouvelle charte d'approche des baleines, étendue aux dauphins et aux tortues marines. (Photos d'archives)
Une brigade se charge d'assurer la tranquillité des géantes des mer depuis le début de la saison. Baptisée "Quiétude", du nom de leur bateau, la structure se compose de quatre agents. Ils veillent au respect de la nouvelle charte d'approche des baleines, étendue aux dauphins et aux tortues marines. (Photos d'archives)


Ces opérations de médiation et de sensibilisation s’inscrivent dans le cadre des mesures compensatoires prévues pour la construction de la nouvelle route du littoral. Anne-Emmanuelle Landes, Sylvain Delaspre, Mayeul Dalleau et Ludovic Hoarau travaillent pour le centre d’étude et de découverte des tortues marines. Une organisation scientifique basée à Saint-Leu. Ils assurent leurs missions quotidiennes à bord de leur embarcation, postée à la Base nautique de l’Ouest. Le quatuor dispose également de son propre matériel. Ludovic Hoarau détaille la façon de procéder de son équipe.

"Notre présence dépend de l’activité en mer et du nombre de baleines. Nous allons au contact des professionnels et des usagers sur le plan d’eau quand les comportements ne sont pas adaptés. Nous leur demandons de garder une distance envers les cétacés car il y a de plus en plus de monde autour d’eux. Nous avons un rôle de sensibilisation et de surveillance. Nous leur rappelons aussi la charte d’approche élargie aux tortues et aux dauphins", commente-t-il.

- Pratiques répréhensibles -

Le centre des tortues se charge également de promouvoir le label O2CR (Observation certifiée responsable des cétacés). Les opérateurs labellisés se doivent de respecter la charte. Quiétude intervient en fonction de l’attitude des gens. Notamment en cas de pratiques répréhensibles. "Lorsqu’il y a des comportements de harcèlement et de poursuite de baleines ou de dauphins par exemple.  Ce sont des pratiques sauvages. Le harcèlement est répréhensible depuis un décret de 2011. La charte n’est pas réglementaire mais elle existe", ajoute Monsieur Hoarau. Lui et ses collègues restent en lien avec les autorités.

La Réserve marine, la Gendarmerie nationale, la brigade nautique Océan Indien et la direction de la mer. En cas d’infraction, les informations remontent à ces instances. Des poursuites peuvent ainsi être engagées. Les procès-verbaux suivent parfois. Notamment lors de contrôles inopinés. Et selon lui, les relations avec les professionnels et les plaisanciers se déroule correctement. Enfin, pas toujours… "Dans 95 % des cas, nos interventions sont très bien accueillies. Les gens ne sont parfois pas au courant de la charte et réagissent très bien à nos discours. Ils adoptent des attitudes responsables. Mais il y a parfois des électrons libres qui ne veulent rien entendre et cela s’avère difficile avec eux. Nous sommes à une vingtaine d’intervention par jour. Soit 150 à 200 depuis un mois."

Ludovic Hoarau évoque une saison à son apogée. "Je n’ai jamais vu une telle saison avec des baleines de partout. Quand il y a beaucoup de bateaux qui les entourent, nous disons aux usagers de changer de groupes car il y en vraiment énormément. Il ne faut pas hésiter à prospecter et à être patient." En attendant, la brigade Quiétude continuera de veiller sur la tranquillité des géants de mer. Et ce malgré les récalcitrants.

Publié ce samedi 19 août 2017 à 3h/ts/www.ipreunion.com

   

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