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À l'heure de la rentrée universitaire :

Logement, vie chère : les étudiants doivent dépenser plus pour vivre


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Alors que les inscriptions à l'Université de La Réunion se poursuivent et que les premiers étudiants font leur rentrée, un nouveau rapport de l'Unef (Union nationale des étudiants de France) annonce l'augmentation du coût de la vie pour ces jeunes. Ce constat est fait en métropole mais aussi à La Réunion. La catégorie sociale la plus touchée est celle des étudiants non-boursiers. Ils restent impuissants devant la hausse des dépenses obligatoires.
Alors que les inscriptions à l'Université de La Réunion se poursuivent et que les premiers étudiants font leur rentrée, un nouveau rapport de l'Unef (Union nationale des étudiants de France) annonce l'augmentation du coût de la vie pour ces jeunes. Ce constat est fait en métropole mais aussi à La Réunion. La catégorie sociale la plus touchée est celle des étudiants non-boursiers. Ils restent impuissants devant la hausse des dépenses obligatoires.

 

Logements, nourritures, transports, inscriptions… autant de dépenses que font les étudiants chaque année. Des coûts non négligeables qui concernent les non-boursiers comme les bénéficiaires de l'aide de l'Etat. L’Unef tire la sonnette d’alarme. D’après son rapport, le coût de la vie a augmenté de 2,09 %, soit près du triple de l’inflation générale. Le syndicat étudiant majoritaire de La Réunion tiendra, ce mardi, une conférence de presse à ce sujet pour faire le bilan des frais engagés par les jeunes universitaires.

Les étudiants qui s’empressent d’entamer leur nouvelle année universitaire dressent également un bilan négatif du coût de leur vie étudiante. Ils sont nombreux comme Riha, étudiante en droit, estimant devoir payer trop de frais : "Payer plus de 400 euros de frais de scolarité puis payer un logement est difficile quand on n’est pas boursier". Le coût de la vie à La Réunion est d'ailleurs bien plus élevé qu’en métropole, notamment en raison du coût d’importation des produits. Imaz Press avait, il y a quelques semaines, tenté de faire les courses avec 5 euros. Le panier ne contenait pas grand chose. 

Une vie chère pour ces jeunes, qui parfois, peuvent compter sur leurs parents comme Mylena et Médéric. Elle, étudiante en troisième année d’Info-com envisage les petits boulots pour pouvoir se faire plaisir. Lui, assure qu’il n'aurait pas pu suivre sa formation sans sa famille, compte-tenu du prix des logements. D’ailleurs, le loyer est la principale dépense mensuelle de nombreux étudiants. Bien que le Crous de La Réunion mette à disposition 1.024 chambres universitaires, l’effectif n’est pas suffisant pour accueillir tous les demandeurs.

En moyenne, un étudiant qui obtient une place au sein des cités universitaires doit régler un peu moins de 150 € par mois pour une chambre standard charges comprises, sans cuisine et sanitaires privés à Saint-Denis. Compter 100 euros de plus pour avoir une salle de bains intégrée à la chambre. Les dépôts de garantie eux, varient entre 180 et 280 euros. À Saint-Pierre, la caution n'est pas demandée et les chambres standards coûtent 154 euros par mois. Des prix qui n'augmenteront pas cette année après que la requête du recteur a été rejettée lors du Conseil d’Administration du Crous en mai dernier.

- "Manque crucial de T1" -

Lorsque les étudiants n’intègrent pas les "cités U", par choix ou par dépit, ils se dirigent généralement vers les locations privées. Il faut compter en moyenne entre 310 et 350 euros par mois pour occuper un T1 à La Réunion selon Erick Fontaine, administrateur de la confédération nationale du logement (CNL). Un montant qui ne comprend pas les charges locatives et qui peut vite se retrouver très élevé. "Il y a eu très peu d’augmentation de prix de loyers mais les charges locatives, elles, ne sont pas encadrées par des lois. Elles sont donc régulièrement en hausse", ajoute-t-il.

Les studios situés à proximité des campus sont les plus prisés. "Le secteur du Moufia est saturé. Et les prix de ces logements ont augmenté entre 2 et 4 %", regrette Mathieu Belledant, vice-président de la Fédération des étudiants de la Réunion (FER).

Aujourd’hui, à l’heure de la rentrée, il y aurait "4.000 étudiants se retrouvant sans logement selon Erick Fontaine. Ils ne peuvent donc s’inscrire sur les bancs de l’Université. D'autres arrêtent leurs études, car ils n’ont pas les moyens de régler leur loyer ", déplore l’administrateur de la CNL. À La Réunion, seuls 8 % des logements sont des T1 : " Il y a un manque crucial de logements pour les jeunes".

- Pas d'augmentation des bourses -

La baisse des APL de 5 euros par mois ne facilite pas non la vie des étudiants qui sont pour la majorité bénéficiaires de ces aides personnelles au logement. En effet, par mesure d'économie budgétaire, celles-ci vont baisser uniformément à partir d'octobre, avait indiqué le ministère de la Cohésion des Territoires, chargé notamment du Logement le 22 juillet dernier. Une mesure qui touche 124.000 Réunionnais et qui avait fait réagir les syndicats étudiants dont l’UNEF : " Dès la rentrée, nous allons nous mobiliser si cette réforme est appliquée car elle ne touche pas uniquement les étudiants, mais un plus large public ".

Le manque de logements et les coûts des loyers engendrent des difficultés de scolarité, accentuées par le manque de transports et l’état du trafic routier réunionnais, estime Mathieu Belledant de la FER. Autre dépense qui augmente, la sécurité sociale étudiante. Elle passe de 215 à 217 euros. Les frais de scolarité n’ont quant à eux pas augmenté. Les bourses non plus.

de/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

RIPOSTE974, Posté
Et si nous commencions par nous intéresser aux lycées professionnels peut être que cela coûteraient moins cher aux étudiants avec à la sortie des emplois pérennes