Un nouvel appel à la mobilisation ce vendredi (actualisé) :

Des parents d'élèves veulent bloquer le centre-ville du Tampon


Publié / Actualisé
La journée de galère promise se déroulait bien ce jeudi 24 août 2017 dans la commune tamponnaise avec le blocage de l'école Just-Sauveur et une manifestation en centre-ville. Deux événements observés ce jeudi matin. Les parents d'élèves dénoncent toujours le manque d'Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles). Ces événements risquent de se répéter ce vendredi 25 août. (Photo Naire Naire Ange)
La journée de galère promise se déroulait bien ce jeudi 24 août 2017 dans la commune tamponnaise avec le blocage de l'école Just-Sauveur et une manifestation en centre-ville. Deux événements observés ce jeudi matin. Les parents d'élèves dénoncent toujours le manque d'Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles). Ces événements risquent de se répéter ce vendredi 25 août. (Photo Naire Naire Ange)

- Ce live est à présent terminé. Merci d'avoir suivi l'actualité avec Imaz Press Réunion -

 

15h45 - Des parents d'élèves appellent à une nouvelle mobilisation ce vendredi 25 août à 9 heures devant la mairie. "Nous voulons bloquer le poumon économique du Tampon. Je pense aussi que les blocages d'écoles vont continuer", glisse Frédéric Fontaine, père de famille mais aussi secrétaire départemental adjoint du SAFPTR. Lui et d'autres se rendaient devant les autres écoles de la commune ce jeudi après-midi afin d'inciter le plus grand nombre à venir protester ce 25 août.

14 h 20 - Les parents en colère signent une pétition contre le manque de moyens sur une feuille de paperboard collée sur la façade de la mairie.

14 heures - Les appels à la manifestation se multiplient sur les réseaux sociaux. Les parents sont invités à manifester leur mécontentement devant la mairie du Tampon ce vendredi à 9 heures.

12 heures - Katell Louarn, secrétaire départementale du SNUDI-FO, fera le point avec d'autres enseignants dans l'après-midi afin de savoir si la grève des professeurs doit continuer ce vendredi dans le premier degré.

11h50 - Une manifestation rassemblait une centaine de personnes défilant en centre-ville ce matin. Les parents d'élèves se réunissent devant l'hôtel de ville. Un autre mouvement se prépare dans l'après-midi confirme une source.

11h15 - Dans un communiqué, le maire du Tampon indique qu'il s'est adressé aux parlementaires via courrier pour le déblocage de "55 contrats aidés supplémentaires".

- Ce qu'il s'est passé ce matin -

Des mouvements annoncés sur les réseaux sociaux et confirmés par plusieurs mères et pères de famille, contactés. Certains de ces mécontents se rassemblaient devant l’hôtel de ville sudiste depuis 8 h 30 du matin où une soixantaine d'entre eux occupaient déjà le parvis de la mairie. Ils devaient décider d’une stratégie afin de mener des actions communes. Frédéric Fontaine, parent d’un marmaille scolarisé à la Sidr 400, participe à la mobilisation.

Également secrétaire départemental adjoint du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPTR), il confirme un durcissement à venir du mouvement. Son fils se trouve dans la même classe qu’un de ses camarades s’étant fracturé le bras, le jour de la rentrée ce mardi 22 août.

"Je prends ce problème à bras-le-corps. Des parents veulent à nouveau bloquer les écoles même si j'ai demandé à ce qu'ils ne le fassent pas. Il y a déjà plus de blocages que ce mercredi. Mais il faut que nous arrêtions de nous disperser. Nous nous réunissons afin de structurer un mouvement uni. Il risque effectivement d’y avoir des blocages de routes ou d’autres initiatives", menace-t-il. Depuis très tôt, ce jour, les forces de l'ordre patrouillent devant les établissements. Certains fermaient ce matin.

Ce coup de colère intervient à la suite de la baisse du nombre de contrats aidés et au manque d'Atsem. Aucune avancée n'avait lieu après la réunion de ce mercredi à la mairie. Le portail de plusieurs établissements était également cadenassé. Ce phénomène risque de s'amplifier. "On peut mettre une Atsem par classe. On demande 1,3 million d'euros pour y arriver. Le maire veut faire pression sur le préfet afin de débloquer de nouveaux contrats aidés. La mairie a mal géré les choses et joue avec nous", avance-t-il.

- Point chaud -

D'autres parents s'étonnent de l'absence physique d'André Thien-Ah-Koon, l'édile, lors des rencontres à la mairie. Selon Frédéric Fontaine, l'adjoint aux affaires scolaires, Fred Lauret, l'accuserait d'instrumentaliser ce conflit. L'élu évoque aussi des manœuvres orchestrées par  des opposants politiques à la majorité. "Je n'ai pas de parti pris. C'est le père de famille qui parle, pas le syndicaliste. Il y a un problème de sécurité pour nos enfants à régler", rétorque le membre du SAFPTR.

Autre point chaud à surveiller : la grève à l'appel de la Fédération nationale de l'enseignement, de la culture et de la formation professionnelle Force ouvrière (FNEC-FP FO). Ses représentants et des enseignants tamponnais se joignent à la réunion devant la mairie du Tampon. Eux aussi protestent contre le manque d'Atsem et d'enseignants. Comme le confirme Katell Louarn, secrétaire départementale du SNUDI-FO.

"Des collègues vont se mettre en grève au Tampon. Ils ne font pas ça par plaisir mais il y a trop de problèmes à cette rentrée. Comme le montre l'exemple du Tampon qui peut faire contagion. S'il n'y a pas de réponse positive de la mairie aujourd'hui, on invite les enseignants dans les autres écoles à gréver dès demain. Ce jour, il n'y a pas encore de mobilisation prévue dans le reste de l'île ni d'indication sur la grève d'autres enseignants pour l'instant. Mais il peut y avoir des mouvements", prévient-elle.

L'intersyndicale SAIPER-CFTC-SNUIPP-SNE-FO sera reçue ce vendredi par l'inspecteur d'académie afin d'examiner différents sujets. Notamment celui des Atsem.

Publié ce jeudi 24 août 2017 (Actualisé à 14 heures) ts/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

TAGOUN, Posté
Oui et !
Ils croient que le Premeir ministre va faire plaisir à la seule commune du Tampon alors qu'il y a des milliers d'autres communes dans ce cas ! pas entendu le Premier Ministre qui a midi (journal télévisé) disait que les emplois aidés c'est fini p^lace à un autre système valorisant la formation ! quels rêveurs ces pauvres tamponnais.....