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Diminution des contrats aidés à La Réunion :

TAK craint que les collectivités locales soient obligées d'augmenter les impôts


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Le maire du Tampon, André Thien-Ah-Koon, craint que les collectivités locales de La Réunion soient obligées d'augmenter les impôts locaux pour faire face aux dépenses générées par la baisse des contrats aidées. Une positon contestée par la députée LR Nathalie Bassire. (Photo d'archives)
Le maire du Tampon, André Thien-Ah-Koon, craint que les collectivités locales de La Réunion soient obligées d'augmenter les impôts locaux pour faire face aux dépenses générées par la baisse des contrats aidées. Une positon contestée par la députée LR Nathalie Bassire. (Photo d'archives)


"Il faut dire la vérité aux Tamponnais : toutes les dépenses que les collectivités doivent consentir dans l’urgence se font à leur détriment. Elles auront pour conséquence l’augmentation des impôts", précise-t-il. TAK demande au gouvernement l’attribution d’un quota de contrats aidés comparable à celui de 2016. À savoir plus de 11 000 emplois. Il s’inquiète des propos tenus par le Premier ministre, Édouard Philippe, affirmant considérer les territoires ultra-marins comme des secteurs prioritaires. Sauf que l’élu ne voit rien venir pour l’instant.

"La réduction sans anticipation ni contrepartie des contrats aidés atteint l’économie de l’île : près de 250 millions d’euros échappent au pouvoir d’achat des Réunionnais. L’accompagnement social de l’emploi n’est pas de l’assistanat. C’est une expression de la solidarité nationale : l’affaiblir, c’est envoyer un signal d’abandon à la population réunionnaise" ajoute le maire du Tampon.
 

La députée, Nathalie Bassire, lui répond dans un communiqué. Elle évoque une "récupération politique" et rappelle que les parlementaires ultra-marins interpellaient l’État sur ce sujet début août. Les élus locaux se mobilisaient également devant la préfecture. Elle conteste les mesures correctives prises par la ville tamponnaise. "Ces mesures relèvent en réalité de mauvais choix de gestion et d’organisation. Il est inconcevable que ce prétexte serve à une augmentation des impôts locaux", assure-t-elle. Une hausse de la fiscalité "inacceptable", juge la parlementaire.

Elle dénonce le financement de "projets pharaoniques – promis de manière inconsidérée depuis 2014 et en vérité irréalisables sans recettes fiscales supplémentaires - ou l’embauche massive avant des élections." La fin de la discorde autour des contrats aidés ne semble pas pour tout de suite dans la commune sudiste. Pour rappel, les parents d'élèves et les enseignants protestent contre le manque d'Atsem dans les classes.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Lilian, Posté
Le communiqué de TAK publié sur tous les autres sites n'annonce pas du tout l'augmentation des impôts.
Il met en garde le gouvernement et avertit les Réunionnais : si l'austérité continue, les communes devront payer et les maires seront obligés d'augmenter les impôts.