Attac : un débat public à Saint-Leu :

"N'enterrez pas nos libertés"


Publié / Actualisé
L'association ATTAC Réunion lance un débat public ce dimanche 10 septembre 2017 sur le front de mer de Saint-Leu à 17 heures. Son objet : l'instauration d'un état d'urgence permanent. Il s'agit de relayer l'appel national signé par des associations, des syndicats et des partis politiques. (Photo d'illustration) "N'enterrez pas nos libertés" : voici le message lancé par la structure. Nous publions ci-après son communiqué. (Photo d'illustration)
L'association ATTAC Réunion lance un débat public ce dimanche 10 septembre 2017 sur le front de mer de Saint-Leu à 17 heures. Son objet : l'instauration d'un état d'urgence permanent. Il s'agit de relayer l'appel national signé par des associations, des syndicats et des partis politiques. (Photo d'illustration) "N'enterrez pas nos libertés" : voici le message lancé par la structure. Nous publions ci-après son communiqué. (Photo d'illustration)

 

N’enterrez pas nos libertés !


ATTAC Réunion organise un débat public ce dimanche 10 Septembre a Saint Leu à 17h sur le front de mer sur l'instauration de l'état d'urgence permanent suite à un appel national signé par des associations, syndicats et partis politiques. L'état d'urgence a été renouvelé jusqu' à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré son inefficacité contre les attentats.

En 13 mois, sur 4326 perquisitions administratives, seules vingt enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris pour association de malfaiteurs en matière terroriste, sans que les suites aient été précisées, d'après le dernier rapport parlementaire de décembre 2016. L'État d'urgence a été dévoyé : les préfets appliquent à des opposants politiques des pouvoirs qui leur ont été confiés pour combattre le terrorisme. Plus de 600 interdictions de manifester ont été délivrées depuis Novembre 2015.


Les discriminations et contrôles au faciès se sont multipliés et avec eux, des violences policières. La France est le seul pays d'Europe à avoir instauré l'état d'urgence en réponse aux attentats. Au prétexte d’y mettre fin, le gouvernement Macron présente un projet de loi reprenant dans la loi commune les principales mesures de l’état d’urgence. Il instaurerait ainsi un état d’urgence permanent.

Le préfet pourrait créer des périmètres de " protection " dans la rue, dont l’étendue et la durée, fixée à un mois renouvelable, seraient laissées à son libre arbitre. Ils donneraient lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des agents de sécurité privés. Ce nouveau quadrillage de l’espace public imposerait une limitation dangereuse de l’expression culturelle, sociale et politique dans notre pays. Cela viserait à bâillonner le mouvement social qui s’annonce face aux attaques contre la protection sociale, les droits des salarié.e.s, les services publics, les APL, et les manifestations de solidarité internationale...


Le projet de loi introduit dans le droit commun les assignations à résidence et bracelets électroniques, les perquisitions 24h sur 24, les perquisitions informatiques, à l’initiative du préfet ou du ministre de l’Intérieur sur des critères vagues et des éléments provenant des services de renseignements tels que les notes blanches anonymes. Sur simple suspicion d'atteinte a la " sûreté de l'Etat " (fiche S), des individus peuvent être privés de liberté.


Le projet de loi est examiné en procédure accélérée, il a été discuté le 18 et le 19 juillet au Sénat et passera en septembre à l’Assemblée. N’acceptons pas la mise à mal des garanties judiciaires ! Non à la rupture avec l’état de droit et la séparation des pouvoirs ! Ne tolérons pas la bascule dans l’arbitraire et la restriction de nos libertés
individuelles et collectives ! Contre l’instauration d’un état d’urgence permanent !
Pour nos droits et nos libertés !


Dimanche 10 septembre à Saint-Leu 17 heures
 

   

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