150 planteurs sudistes concernés :

La richesse la canne lé mol


Publié / Actualisé
Les représentants de la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER) et des agriculteurs se rassemblaient ce matin lundi 11 septembre 2017 à la balance de Langevin à Saint-Joseph. Plusieurs d'entre eux dénoncent le recul de la teneur en sucre de leurs cannes. Ils annoncent le chiffre de 150 professionnels concernés par ce phénomène. (Photo d'archives)
Les représentants de la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER) et des agriculteurs se rassemblaient ce matin lundi 11 septembre 2017 à la balance de Langevin à Saint-Joseph. Plusieurs d'entre eux dénoncent le recul de la teneur en sucre de leurs cannes. Ils annoncent le chiffre de 150 professionnels concernés par ce phénomène. (Photo d'archives)


"De Grand Bois à Ravine glissante, dans le grand Sud, il y a plus de 150 planteurs qui ont une richesse en-dessous de 11,88. Certains sont entre 7,80 et 9,80. Ils ont de gros problèmes", glisse Jean-Bernard Gonthier, président de la Chambre d’agriculture et premier vice-président du syndicat. Lui et d’autres professionnels demandent la création d’une commission composée de membres du conseil départemental, du centre technique interprofessionnel de la canne et du sucre (CTICS) et de la Chambre verte.

Objectif : détecter les causes de ce recul enregistré. Le dirigeant évoque les récentes conditions climatiques afin d’expliquer cette baisse. "Cette baisse peuvent être due aux conditions climatiques ou variétales. On a eu une forte sécheresse en décembre, janvier et février où on devait mettre de l’engrais. Puis de Petite-Île à Sainte-Rose, il y a eu des fortes pluies et donc des richesses catastrophiques. Au centre de réception de Grand Bois, il y a un tonnage livré en recul de 10 %", analyse-t-il.

- Le tonnage accuse un recul -

Selon lui, il faut soutenir les planteurs. Et pas seulement financièrement. "Quelqu’un qui est à 9,80 de richesse, il est à 18 euros la tonne et doit donc de l’argent à l’industriel. Il faut accompagner les agriculteurs pour que l’année prochaine, ils ne soient plus dans cette situation. Ils sont trois fois plus nombreux que l’année dernière à se trouver dans cette situation", déplore Jean-Bernard Gonthier.

Le tonnage accuse aussi un recul. En 2016, au centre de réception de Grand Bois, 70 000 t étaient livrées à la même période. Ce chiffre s’élève à 48 000 t un an plus tard. "Il y a également un retard aux usines de Bois Rouge et du Gol. Nous avons signé une convention qui devait tirer les gens vers haut. Les industriels ne voulaient pas d’un prix plancher mais un planteur qui a travaillé toute l’année ne peut pas rester sur le carreau", alerte-t-il.

Le président de la Chambre et les planteurs souhaitent sensibiliser aux problèmes rencontrés par les agriculteurs. Une question de survie de la filière selon eux.

ts/www.ipreunion.com

   

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