De nombreuses opérations de nettoyage existent :

La Réunion pas si makot que ça


Publié / Actualisé
On le constate malheureusement trop souvent : le moun' La Réunion lé (trop) souvent makot. La faute au fameux : "La commune i sa ramasser" quand un cochon jette sa bouteille coca dan chemin ou abandonne sur place son sac poubelle plein à ras bord, une fois le pique-nique dominical terminé. Pourtant plusieurs initiatives existent afin de protéger l'île de ces dangers pour l'environnement. (Photo d'illustration)
On le constate malheureusement trop souvent : le moun' La Réunion lé (trop) souvent makot. La faute au fameux : "La commune i sa ramasser" quand un cochon jette sa bouteille coca dan chemin ou abandonne sur place son sac poubelle plein à ras bord, une fois le pique-nique dominical terminé. Pourtant plusieurs initiatives existent afin de protéger l'île de ces dangers pour l'environnement. (Photo d'illustration)


Dernier exemple en date : le grand nettoyage lancé ce dimanche 24 septembre 2017 à Manapany-les-Bains par Océan Prévention Réunion (OPR). Une action organisée dans le cadre du Manapany festival, dès 12 heures. Depuis sa création en 2011, OPR pilotait une dizaine d’opérations de ce type. Son secrétaire Jean-François Nativel détaille les grandes lignes de ce projet renouvelé cette année par  les organisateurs du "Manapany".

Lire aussi : C'est parti pour le Manapany Festival

"Nous ferons un briefing aux participants sur le cycle de dégradation des déchets. Il ne faut pas ramasser n’importe quoi. Puis des équipes de 2 à 3 personnes arpenteront le secteur, équipées de gants et de sacs poubelles. Les organisateurs du Manapany festival espèrent d'ailleurs de nouveau mettre en place une compétition de surf en 2018. Si les deux attaques de requins de cette année n'avaient pas eu lieu, cela aurait été le cas", commente-t-il.

Récemment mis en examen pour organisation d’une manifestation non-autorisée, l’habitant de la Saline espère la participation de dix à trente personnes ce dimanche.

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Lors des nettoyages précédents, les collectes de détritus dépassaient les 2 voire 4 mètres cubes. Notamment à l’Ermitage ou près du cimetière marin de Saint-Paul. "J’ai déjà aperçu des ordures ménagères abandonnées par les gens et des cadavres d’animaux ou encore des bouteilles et des barquettes plastiques", ajoute-t-il. Mais selon lui, les choses s’améliorent. Notamment avec l’éducation des jeunes générations à l’écologie.

"Cette mentalité de jeter les choses dans la nature doit cesser. Ici, les makots existent, comme partout dans le monde. Bien sûr que les choses évoluent. Du temps de mes parents, soit on brûlait les déchets soit on les jetait dans la ravine. Il y a toujours des cochons qui le font mais cela disparaît avec l’Éducation. La nouvelle génération arrive et ces comportements sont extrêmement minoritaires", lâche-t-il. Tenez-vous informé de l’action de dimanche sur la page Facebook d’OPR.

- Un petit tacle -

Jean-François Nativel en profite d’ailleurs pour adresser un petit tacle à Bandcochons. Il reproche à ses créateurs d’épingler les pollueurs mais sans jamais lancer d’opérations de protection de la nature. Prince Cuberdon et Princesse Fraise continuent pourtant de dénoncer les incivilités.

Avec comme illustration récente : une photo de batteries de voitures retrouvées en plein milieu d'espaces verts au Tampon dans le quartier de Bras de Pontho. La légende du cliché indiquait : "La Réunion intensément plomb et authentiquement acide." Le site signalait plus de 2600 batteries observées en 2015. Ce vrai décompte de la honte se poursuit.

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En parlant de honte, Bandcochon recense actuellement 10 586 cochonneries pas encore nettoyées et 6 623 déjà enlevées. Des saletés contres lesquelles lutte l’association des Amis du Cap. Ses bénévoles se mobilisent régulièrement au Cap La Houssaye, à Saint-Paul. Objectif : débarrasser l’endroit des canettes de bière, des paquets de piles vides et de cigarettes. Des sacs de déchets ramassés aussi bien par des groupes d’apnéistes que sur terre. Des scènes immortalisées la plupart du temps par le plongeur Thierry Peres.

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En remontant dans les Hauts de l’île, l’Office national des forêts (ONF) mène également des opérations similaires. Tout comme le Parc national de La Réunion, n’ayant pourtant pas la compétence dans la gestion des ordures. Le Grand mèt prop témoigne de cette volonté. Une action menée entre autres par ces deux structures dans la forêt de Bébourg, à la Plaine des Palmistes, et à Cambourg, dans les hauteurs de Saint-Benoît, et achevée ce jeudi 22 septembre 2017.

19 camps de braconniers abandonnés ou utilisés étaient démantelés. Ces makots construisent des bivouacs improvisés et restent pendant plusieurs nuits afin de chasser les tangues ou de voler des palmistes blanc et rouge. L'occasion, après leur passage, de retrouver des bouteilles de gaz, des piles, des marmites et des bâches en plastique.

Sans compter les cadavres de tangues, vecteurs de prolifération de rats et de leptospirose. Bilan : une quinzaine de mètres cubes de déchets hélitreuillés et évacués par une soixantaine d’agents.

- Opérations coup de poing -

Des ordures synonymes de pollution chimique et bactériologique pour les cours d’eau comme pour la flore. Comme le détaille Ingrid Fontaine, responsable du secteur Est au Parc national. "Ce sont des opérations coup de poing qui existent depuis 4 à 5 ans et qui demandent beaucoup de moyens. Les collègues du Sud réalisaient la semaine dernière un nettoyage au Grand Brûlé entre Saint-Philippe et Sainte-Rose avec l’évacuation de déchets ménagers et d’encombrants", glisse-t-elle.

Les mentalités évoluent de son point de vue.

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Même si les mauvaises habitudes perdurent, en dépit d’une communication plus importante."On trouve de moins en moins de petits déchets dans la nature avec la politique de déséquipement, en enlevant les poubelles. Les gens commencent à acquérir les bons gestes. Les braconniers sont un public particulier. Quand ils viennent en forêt, ils emmènent leurs aliments et laissent les animaux éviscérés. Ce sont des vrais dépôts d’ordures", alerte-t-elle.

De vraies ordures tout comme les braconniers, responsables de ces dégradations. Ce type de pratique semble plus difficile à éradiquer que les déchets retrouvés. Malgré les actions coup de poing, d’autres camps continuent d’exister. Plusieurs d’entre eux sont ciblés tous les ans. Les prochains Grand mèt prop se tiendront l’année prochaine.

ts/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Ste suzanne, Posté
ils sont toujours entrain de crier au chômage hors que notre ile prône sous des tas de déchets au bon grès de certain élus
Joseph, Posté
Plus qu'un problème d'éducation, c'est un problème d'intelligence primaire, laisser ou déposer ses déchets partout, c'est simplement la preuve de la connerie élémentaire d'un être "humain"!