[VIDÉOS] Blanchiment présumé d'argent - Démission du ministre de la Justice :

Maurice : trois journalistes mauriciens entendus par la police


Publié / Actualisé
Les journalistes de l'Express Axcel Chenney, Yasin Denmamode et Nad Sivaramen, le directeur de publication arrivaient aux Casernes centrales (le QG de la police mauricienne) ce lundi 25 septembre 2017, peu avant 15 heures avec leurs avocats afin d'être entendus. La direction de leur groupe La Sentinelle et plusieurs autres confrères, présents en nombre, témoignent de leur solidarité et souhaitent défendre la liberté de la presse. Les auditions se déroulent suite aux révélations liées au scandale du Yerrigadoogate. Du nom du Ravi Yerrigadoo, le ministre de la Justice. Il démissionnait le 14 septembre après une scandale présumé de blanchiment d'argent. (Photo et vidéos L'Express)
Les journalistes de l'Express Axcel Chenney, Yasin Denmamode et Nad Sivaramen, le directeur de publication arrivaient aux Casernes centrales (le QG de la police mauricienne) ce lundi 25 septembre 2017, peu avant 15 heures avec leurs avocats afin d'être entendus. La direction de leur groupe La Sentinelle et plusieurs autres confrères, présents en nombre, témoignent de leur solidarité et souhaitent défendre la liberté de la presse. Les auditions se déroulent suite aux révélations liées au scandale du Yerrigadoogate. Du nom du Ravi Yerrigadoo, le ministre de la Justice. Il démissionnait le 14 septembre après une scandale présumé de blanchiment d'argent. (Photo et vidéos L'Express)

 

Mais le dénonciateur, Husein Abdoll Rahim revenait sur ces déclarations, accusant le média d’avoir initié un complot afin de faire tomber Monsieur Yerrigadoo. Ce lundi matin à 4h50, les forces de l’ordre se déployaient afin de les arrêter. Aucun d’entre eux ne se trouvait à leur domicile malgré des mandats de perquisition. Des messages de soutien affluent d'ailleurs avec le lancement du hasthtag fightfortruth. L’affaire créée un vif émoi dans l’île sœur. Y compris au sein des rédactions concurrentes qui se mobilisent.   Découvrez la vidéo de l’arrivée des policiers au siège de La Sentinelle.

 


 

Philippe Forget, le président du conseil d’administration de ce groupe de presse, racontait ce que lui demandaient les enquêteurs. Il détaille ses réponses face caméra.

 

Contactée par Imaz Press Audrey Harelle, chef d’édition à l'Express, réagit aux derniers développements. Celle-ci sentait bien que ses confrères seraient inquiétés par la police et la justice. Elle revient sur les coulisses de l’enquête journalistique débutée il y a une quinzaine de jours.

"Husein Abdool Rahim se présentait à l’Express et dénonçait des faits impliquant le ministre dans des affaires de paris, de jeux d’argent, et d’ouverture de compte à l’étranger. Il apportait des preuves et a réitéré ses accusations devant la Cour de Justice mais les journalistes ont commencé à avoir des soupçons sur son passé. Jeudi dernier, sur Radio plus, il revenait sur ses déclarations et accusait les journalistes de l’avoir manipulé pour porter des accusations contre Ravi Yerrigadoo", explique-t-elle.

C’est en pleine obscurité que les officiers du CCID ont débarqué au domicile de Yasin Denmamode tôt ce lundi 25 septembre. Munis d’un mandat de perquisition, ils ont franchi le portail puis le seuil de la maison. Découvrez les images.
 

 

La majorité au pouvoir criait alors au complot politique afin de faire tomber le gouvernement. "La Police débarquait aussi à 10 h 30 dans locaux de l’Express mais on ne les a pas laissés rentrer. Les  journalistes ne voulaient pas se soustraire à la police.  Ils avaient bien l’intention d’aller aux Casernes. Husein Abdool Rahim faisait l’objet d’une enquête pour malversation. Nous avions des doutes sur lui mais nous avons sorti l’affaire car il apportait des preuves", ajoute-t-elle.

ts/www.ipreunion.com avec L'Express

   

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