Semaine mondiale de l'allaitement maternel :

Sainte-Clotilde : Le bien-être parents-bébés à l'honneur


Publié / Actualisé
A l'occasion de la semaine mondiale de l'allaitement maternel, la clinique Sainte-Clotilde a organisé lundi 2 octobre 2017 une après-midi portes ouvertes à destination des parents et leurs bébés. Objectif : permettre aux parents de créer plus de liens avec leur nouveau-né, d'une part grâce l'allaitement, mais aussi au gré d'autres moyens.
A l'occasion de la semaine mondiale de l'allaitement maternel, la clinique Sainte-Clotilde a organisé lundi 2 octobre 2017 une après-midi portes ouvertes à destination des parents et leurs bébés. Objectif : permettre aux parents de créer plus de liens avec leur nouveau-né, d'une part grâce l'allaitement, mais aussi au gré d'autres moyens.

 

Apprendre à masser son bébé, chasser les idées reçues sur l’allaitement ou encore développer le langage des signes avec son nouveau-né, tel était le programme à la clinique Sainte-Clotilde ce lundi 22 septembre. De nombreux parents, parfois accompagnés de leur bébé, ont fait le déplacement pour venir à la rencontre des spécialistes sur ces différentes thématiques.

- " Les mamans doivent revendiquer leur droit à l’allaitement " -

Sujet phare de cet après-midi portes ouvertes à la clinique, l’allaitement maternelle fait encore beaucoup parler. Si le thème de la semaine mondiale de l’allaitement maternel est cette année " Ensemble protégeons l'allaitement, loin des conflits d'intérêts ", l’établissement a décidé d’axer son atelier sur " les croyances et les idées fausses " qui entourent l’allaitement nous explique Emilie Burlot, sage-femme référente du pôle mère-enfant.

De son côté, Maryline Géraud qui co-anime l’atelier du jour, infirmière puéricultrice à la clinique n’hésite pas à dénoncer les conflits d’intérêts avec l’allaitement : " les conflits d’intérêts c’est l’inondation par les laboratoires de lait artificiel, que beaucoup d’endroits, comme la clinique, peuvent recevoir gratuitement ". Cette infirmière engagée se dit " horrifiée de certaines publicités à la télé " qui ne " mettent pas en balance l’allaitement maternel et les laits artificiels ". Elle pointe également du doigt " le retard français " en matière d’allaitement.

Elle appuie son propos sur des chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : 19% des femmes françaises allaitent leur bébé jusqu’à l’âge de six mois, quand dans les pays scandinaves le chiffre avoisine les 80%. La solution ? " Les mamans doivent revendiquer leur droit à l’allaitement " affirme-t-elle.

- Masser, pour " comprendre son bébé " -

Autre atelier au programme : le massage et le portage de bébé. Animé par Anne Karcenty, instructrice en massage pour bébé, l’objectif est d’apprendre aux parents " les gestes pour devenir autonome et masser leur bébé à la maison ". Devant son audimat, elle explique différents gestes et techniques tout en ayant l’appui de " mamans témoins " qui ont appris avec les cours de la seule instructrice en massage pour bébé de la Réunion.

" En un mois, mon bébé a complètement changé, beaucoup plus détendu " confie une maman visiblement très heureuse de s’être mis au massage. Anne Karcenty, à travers son association " Bébé Zen ", permet aux parents de venir s’initier au massage. Pour elle, " il ne faut pas commencer dès la naissance " contrairement à ce que pense certaines mamans présentes. " A partir de trois semaines, un mois, les bébés peuvent manifester ce qu’ils aiment ou pas, s’ils ont envie de se faire masser ou pas " explique l’instructrice. Un massage qui " dépasse la détente " nous explique-t-elle, et qui permet avant tout de " créer un lien d’attachement parent-bébé ".

- Parler avec votre bébé, avant qu’il ne sache parler -

" Signer avec votre bébé ". L’expression ne vous dit peut-être rien, mais elle pourrait bien arriver dans le langage courant.  Laurence Payet, animatrice et formatrice au sein de l’association " Signes et bébés " nous en dit plus sur cette pratique : " L’idée est d’apporter au bébé un outil de communication avant qu’il ne sache parler ". Concrètement, Laurence Payet nous explique qu’il faut " renforcer les mots clés dans une phrase, en signant un mot tout en parlant normalement ".

Une façon pour l’enfant d’appréhender plus facilement un geste ou une action, qu’il " pourra reproduire dès qu’il s’en sentira prêt " affirme l’animatrice de la séance du jour. Un langage qui s’adresse à tous, mais qui ne vise pas à remplacer la langue des signes française (LSF) : " je ne suis pas habilité pour apprendre la LSF aux bébés et aux parents, je leur apprends du vocabulaire de base " confie Laurence Payet. Une des façons amusantes d’apprendre à signer : " les comptines et les chants ".

Devant les parents présents dans la salle, Laurence entonne la fameuse comptine " petit escargot " tout en signant. Le petit comité est ravi et n’a qu’une hâte : chanter cette comptine à leur tour.

hf/www.ipreunion.com

   

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