Associations de prévention du risque requin :

Les structures "surprises" de ne pas être invitées à rencontrer la ministre des outre-mer


Publié / Actualisé
Dans un communiqué transmis ce dimanche 8 octobre 2017, plusieurs associations de prévention du risque requin pointent le fait de "ne pas avoir été invitées" à rencontrer la ministre des outre-mer actuellement à La Réunion, alors que cette dernière abordera la question de la crise requin ce lundi Saint-Paul, dans le cadre d'une présentation du dispositif vigie requin renforcée. Annick Girardin avait, selon les structures, annoncé qu'elle souhaiter rencontrer "l'ensemble des acteurs" du risque requin, "dont les associations". Nous publions ci-après le communiqué des associations dans son intégralité ci-après.
Dans un communiqué transmis ce dimanche 8 octobre 2017, plusieurs associations de prévention du risque requin pointent le fait de "ne pas avoir été invitées" à rencontrer la ministre des outre-mer actuellement à La Réunion, alors que cette dernière abordera la question de la crise requin ce lundi Saint-Paul, dans le cadre d'une présentation du dispositif vigie requin renforcée. Annick Girardin avait, selon les structures, annoncé qu'elle souhaiter rencontrer "l'ensemble des acteurs" du risque requin, "dont les associations". Nous publions ci-après le communiqué des associations dans son intégralité ci-après.

Nous avons entendu la ministre de l’outre-mer Annick Girardin répéter à plusieurs reprises dans les médias
sa volonté de rencontrer "l’ensemble des acteurs" du risque requin, dont "les associations", avant de s’exprimer lundi 9 octobre 2017 sur ce sujet.

Nous sommes très surpris et soucieux de ces annonces puisqu’aucun de nous n’a été invité à rencontrer Madame la ministre dans le cadre de son séjour. Nous serions bien curieux de savoir quelles sont les "associations" dont elle parle ? Nous rappelons que le Centre de Ressources et d’Appui (CRA), créé en 2016, est certes "une association", mais dont le président est le sous-préfet de Saint-Paul. Cette structure que nous soutenons, et dont certains d’entre nous sont même membres, du fait de cette gouvernance n’englobe pas suffisamment la pluralité des approches défendues par les acteurs de terrain.

Nous rappelons également que la ligue de surf, qui est elle aussi une association dont nous soutenons le travail, a une délégation de service public dans le cadre de ses activités. A ce titre, il apparaît difficile d’imaginer qu’elle puisse proposer une vision détachée de son autorité de tutelle, le ministère des sports. La ligue de surf n’est pas la structure la plus à même de livrer une vision globale et exhaustive de la situation, puisque ses actions concernent statutairement uniquement les surfeurs licenciés, qui représentent bien moins de 10 % de la totalité des pratiquants de cette activité à l’île de la Réunion.

Nous restons à la disposition de Madame la ministre si elle souhaite réellement et sincèrement se concerter avec l’ensemble des entités impliquées historiquement dans la réduction du risque d’attaque de requin à l’île de La Réunion, c’est-à-dire soucieuses du bien commun et de l’avenir de l’île de la Réunion toute entière. Une île qui a suffisamment de problèmes comme cela, qui n’a pas besoin en plus d’une crise requin, une île qui ne peut rester indéfiniment coupée de la mer.

Association Prévention Requin Réunion (PRR) créée en 2011
Association Océan Prévention Réunion (OPR) créée en 2011
Association Protégeons Nos Enfants (PNE) créée en 2013
Association Elio Canestri créée en 2015
Association Sécurisation Prevention Ocean Tansalé (SPOT) créée en 2015
Association Vérité et Responsabilités sur les attaques de Requins (VRR) créée en 2017

   

1 Commentaire(s)

Madame la ministre, Posté
Autoriser la COMMERCIALISATION du requin bouledogue et tigre pour protéger nos enfants et développer une économie locale. M. Nativel à toute sa place à vos côtés, car il représente la volonté de milliers de réunionnais.