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Pas de pollution de la piscine naturelle, selon la mairie :

Bassin de Boucan Canot : "les algues arrivent dès que l'oxygène manque"


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Le bassin de Boucan Canot fermait ce lundi 9 octobre 2017 en fin d'après-midi à cause de la propagation d'algues et une pluie de moucatages s'est abattue sur les réseaux sociaux. "Piss in" et "bassin la blague" étaient les expressions les plus utilisées pour qualifier ce bassin de baignade ouvert le 15 septembre dernier. "Il n'y a aucune inquiétude à avoir et il n'y aura pas de nouveaux travaux", rassure la mairie de Saint-Paul. "C'est un non-événement, on a dû fermer en raison de l'apparition d'algues dans le bassin. Il ne s'agit pas de pollution mais c'est un manque d'oxygène lié à la forte marée basse et à la pleine lune" explique Jean Patrouilleau, chargé d'opérations à Tamarun
Le bassin de Boucan Canot fermait ce lundi 9 octobre 2017 en fin d'après-midi à cause de la propagation d'algues et une pluie de moucatages s'est abattue sur les réseaux sociaux. "Piss in" et "bassin la blague" étaient les expressions les plus utilisées pour qualifier ce bassin de baignade ouvert le 15 septembre dernier. "Il n'y a aucune inquiétude à avoir et il n'y aura pas de nouveaux travaux", rassure la mairie de Saint-Paul. "C'est un non-événement, on a dû fermer en raison de l'apparition d'algues dans le bassin. Il ne s'agit pas de pollution mais c'est un manque d'oxygène lié à la forte marée basse et à la pleine lune" explique Jean Patrouilleau, chargé d'opérations à Tamarun

 

Le mardi matin après la fermeture provisoire de la piscine, les maîtres nageurs sauveteurs hissaient à nouveau la flamme verte, autorisant la baignade. Ce phénomène risque de se répéter cinq à sept fois dans l'année en raison de l'absence de houle. Ce phénomène permet en effet de renouveler l'eau de baignade. Des internautes mettaient en cause la qualité de l'eau depuis l'inauguration de la piscine naturelle.

En cause : la fréquentation du site, source selon Jean-François Nativel, secrétaire d’Océan Prévention Réunion (OPR) de "bouillon de culture" comme il l’explique dans le post Facebook suivant publié sur la page d'OPR. Des critiques également émises en ligne avant l’opération Boîtes sardines. La manifestation rassemblait plusieurs centaines de personnes à Boucan Canot. Elles réclamaient un accès sécurisé à la mer.

 

 

À peine ouvert, le bassin fermerait-il déjà ? Une hypothèse réfutée par Jean Patrouilleau malgré la fermeture temporaire. "C’est un non-événement car sur une période de 4 à 5 heures, on a dû fermer en raison de l’apparition d’algues dans le bassin. Il ne s’agit pas de pollution mais c’est un manque d’oxygène lié à la forte marée basse et à la pleine lune. Cet événement va se produire cinq à sept fois dans l’année avec cet épiphénomène de quelques heures", commente-t-il.

Lire aussi : On nage de nouveau à Boucan Canot

La mairie de Saint-Paul contre-attaquait, elle, fin septembre en publiant les relevés réalisés par un laboratoire d’analyse mandaté par l’Agence régionale de santé (ARS). "L’eau est de bonne qualité. Ces résultats attestent que le renouvellement l'eau du bassin (à l'aide d'une buse inox de 200 mm pour l'alimentation et une trappe PVC de 200mm pour l'évacuation) se fait bien naturellement et régulièrement. Ce qui lui assure donc une bonne qualité bactériologique", précisaient les services municipaux.

Toujours sur les réseau sociaux, certains détracteurs accusent la buse installée dans la piscine naturelle de ne pas correctement évacuer l’eau. Jean-Patrouilleau balaye là-aussi cette hypothèse.

"Pas du tout. Cette buse permet l’entrée d’eau dans le bassin. Sur des périodes de fortes marées basses, la buse est au-dessus du niveau de l’eau. Le renouvellement dépend de la remontée d’eau. Le lendemain matin de l’événement, la buse avait fait son travail et l’eau était claire, propre à la baignade. Le renouvellement habituel se fait entre 8 à 12 heures, le matin. Ce lundi, il se déroulait entre 12 et 16 heures", ajoute-t-il.

- "Pas d'inquiétude" -

Des modifications ne sont pas à attendre. Et ce même malgré l’incident de lundi. "La trappe en PVC permet  de faire entrer et sortir l’eau pour assurer sa circulation. Quand la marée est basse, cela fonctionne moins bien mais il n’y a aucune inquiétude à avoir et il n’y aura pas de nouveaux travaux", rassurent les services de la mairie. Un avis également partagé par le chargé d’opérations de Tamarun.

"On ne peut pas mettre la buse plus bas pour des questions de conjonction entre la pression d’eau et de renouvellement du bassin. Si on fait varier cette hauteur, le renouvellement ne sera pas suffisant. Il n’y aura pas de nouveaux travaux", précise Jean Patrouilleau.

Il pense que les prochains résultats liés aux analyses de l’eau seront bons. Selon lui, la houle fracassant la piscine naturelle font le bonheur des baigneurs avec un effet "jacuzzi assez agréable".

Lire aussi : La livraison de la piscine naturelle retardée

Pour rappel,  la livraison du bassin d’une superficie de 600 mètres carrés intervenait après quatre mois de travaux. Il subissait quelques retards en raison des mauvaises conditions météorologiques. Coût du chantier : 750 000 euros répartis entre l’Europe, la Région et la ville.

La piscine peut accueillir 250 à 300 nageurs et offre trois niveaux de baignade. Une pataugeoire, un petit et un grand bassin. Deux maîtres nageurs sauveteurs surveillent le site de 10 heures à 17h30.

Selon les analyses pratiquées à la demande de la mairie de Saint-Paul les eaux de baignades sont conformes aux normes sanitaires et donc sans risque pour la santé

ts/mb/www.ipreunion.com
 

   

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