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[VIDEO] Des filets pour empécher les actes désespérés :

Saint-Denis - Un dispositif anti-suicide installé sur le pont Vinh-San


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Depuis ce lundi 9 octobre 2017, des travaux ont démarré sur le pont Vinh-San à Saint-Denis. Les ouvriers mettent en place un dispositif anti-suicide, avec des filets destinés à déjouer les tentatives. Actuellement, c'est le seul ouvrage concerné : il n'est pas encore prévu de protéger celui de la Rivière d'Abord ou de Sainte-Rose. Du côté de l'Entre-Deux, un équipement composé de fils barbelés est mis en place depuis plusieurs années sur le pont du Bras de la Plaine.
Depuis ce lundi 9 octobre 2017, des travaux ont démarré sur le pont Vinh-San à Saint-Denis. Les ouvriers mettent en place un dispositif anti-suicide, avec des filets destinés à déjouer les tentatives. Actuellement, c'est le seul ouvrage concerné : il n'est pas encore prévu de protéger celui de la Rivière d'Abord ou de Sainte-Rose. Du côté de l'Entre-Deux, un équipement composé de fils barbelés est mis en place depuis plusieurs années sur le pont du Bras de la Plaine.

 

Mercredi matin, 9 heures. Un regard jeté en bas a de quoi faire tourner la tête. Sur le vertigineux pont Vinh-San, à l’entrée de Saint-Denis, les ouvriers s’activent et enchaînent la mise en place de poteaux. Le but de ces travaux : installer un vaste dispositif anti-suicide. Des filets en maille déformable en inox seront tendus entre les piquets.

Mais pas n’importe quels filets ! Sur mesure et commandés en Métropole, ils sont destinés à retenir les personnes tentées de mettre fin à leurs jours. Ce type de filet est déjà installé sur différents ouvrages en Métropole et à travers le monde. "On a commencé côté mer en mettant des poteaux en place tous les quatre mètres. Il y aura ensuite une deuxième phase qui se fera de nuit avec une neutralisation de la voie pour installer le même dispositif côté montagne" relate Franck Orgerit, chef du service ouvrage d’art en charge de la surveillance et de l’entretien des ponts. Côté mer, les ouvriers ont plus de facilités pour travailler, grâce au passage piéton reliant les deux extrémités du pont.

 

Franck Orgerit s’occupe de cette opération sur le pont Vinh-San, dans les tuyaux depuis déjà un an. Des autorisations de programme ont été mises en place, avec une étude des dispositifs potentiels en parallèle. Une autre de faisabilité a ensuite été réalisée : "on a rechargé l’ouvrage en enrobé suite à la présence d’amiante, l’ouvrage a donc été recalculé pour vérifier que la surcharge liée au dispositif ne pose de problème" précise le spécialiste.

Barrières, grillages… c’est finalement l’idée des filets en inox qui a été retenue. Leur position, horizontale ou verticale, a également été étudiée. "La position verticale était la plus simple et efficace, avec l’horizontale, les gens pouvaient lancer des bouteilles au autre chose qui auraient atterri dans les filets" développe Franck Orgerit. Problème d’entretien, mais également de sécurité. Les personnes suicidaires risquaient de pouvoir sauter et ensuite rester prisonnières des filets. Une intervention des cordiers aurait donc du suivre en permanence.

L’entreprise GTOI a ensuite été choisie dans le cadre de l’appel d’offres pour mener ces travaux d’un coût total de 300 000 euros, qui devraient durer une quinzaine de jours.

 

Le marché en lui-même prévoyait quatre mois de travaux dont deux de préparation, le temps de faire venir les filets de Métropole. Si la durée de 15 jours est estimée, elle pourrait varier en fonction de l’avancement et des difficultés.

- Des fils barbelés à l’Entre-Deux -

Actuellement, seul le pont Vinh-San est en marche vers un dispositif de ce type. L’ouvrage est régulièrement le théâtre de funestes drames. Le dernier date du 26 septembre 2017. Pas facile à vivre au quotidien pour les habitants en contrebas. D’où le caractère prioritaire de ces travaux, assure Franck Orgerit : "Il y a une école dessous, la centrale EDF… donc du passage, et ça posait un gros problème par rapport aux usagers".

 

Le pont de la Rivière de l’Est est aussi un autre point considéré comme un "hot spot", soit un site enregistrant de nombreuses tentatives de suicide. Aujourd’hui, "rien de prévu" pour autant. "Le problème de ce pont, c’est qu’à côté, il y a le pont suspendu, qui lui appartient à la mairie de Sainte-Rose. Il faudrait donc une concertation entre les deux collectivités (Sainte-Rose et la Région – NDLR) pour arriver à quelque chose. Si on met un dispositif sur le pont national, les gens auront toujours le pont suspendu à côté" justifie le maître d’ouvrage.

Dans le sud, le pont de la Rivière d’Abord connaît également et régulièrement des tentatives. La dernière fois qu’un corps a été retrouvé en contrebas de l’ouvrage remonte à juillet 2017. Des équipements anti-suicide ne sont, pour l’heure, pas envisagés sur les infrastructures routières gérées par la ville de Saint-Pierre, indique le service technique de la mairie.

Toujours dans le sud, du côté de l’Entre-Deux, le pont du Bras de la Plaine est aussi tristement connu pour les mêmes raisons. Depuis quelques années, le Département a choisi de le sécuriser par des fils barbelés. Inauguré en 2002, la hauteur de l’ouvrage dépasse facilement la centaine de mètres.

   

1 Commentaire(s)

CHABAN , Posté
Un quelconque rapport avec la déconfiture avenir de la plate-forme de droite ?
En attendant le retour de Mme la senatrice, c'est à titre préventif ??

Oh çà va on peut aussi sourire un peu dans ce monde de brute....