[AUDIO-VIDÉOS] Archipel des Chagos :

Olivier Bancoult : "Notre dignité ne peut être achetée"


Publié / Actualisé
À peine arrivé dans l'île, Olivier Bancoult, président du Groupe Réfugiés Chagos, tenait une conférence de presse ce mercredi matin 18 octobre 2017 à Saint-Denis. Il acceptait l'invitation du Comité local de soutien à la cause des Chagossiens, exilés dans les années 60 et 70 par la Grande Bretagne afin de créer la base militaire américaine de Diego-Garcia. Ils luttent depuis pour obtenir le rétablissement de leurs droits et la réinstallation sur leur terre natale de cet archipel de l'Océan Indien appartenant aux britanniques. Les Mauriciens le revendiquent. (photo d'archives)
À peine arrivé dans l'île, Olivier Bancoult, président du Groupe Réfugiés Chagos, tenait une conférence de presse ce mercredi matin 18 octobre 2017 à Saint-Denis. Il acceptait l'invitation du Comité local de soutien à la cause des Chagossiens, exilés dans les années 60 et 70 par la Grande Bretagne afin de créer la base militaire américaine de Diego-Garcia. Ils luttent depuis pour obtenir le rétablissement de leurs droits et la réinstallation sur leur terre natale de cet archipel de l'Océan Indien appartenant aux britanniques. Les Mauriciens le revendiquent. (photo d'archives)

 

Le 22 juin dernier, un vote historique se déroulait à l’assemblée générale de l'Organisation des nations unies. Maurice demandait à l’ONU le déferrement du dossier Chagos devant la Cour internationale de justice de La Haye. Pour que l'instance donne son avis sur le combat mené par les Chagossiens. 94 pays votaient pour cette résolution, 15 autres s’y opposaient et 67 s'abstenaient.

Le processus est déjà enclenché avec des dates butoirs fixées. Olivier Bancoult espère une réponse définitive de la Cour internationale en 2018 ou en 2019. Il animera d’ailleurs une conférence liée à la cause qu'il défend ce jeudi 19 octobre à 18 heures à l’ancien hôtel de ville du chef-lieu.

 

En marge de son intervention, Alain Dreneau, secrétaire du Comité solidarité Chagos La Réunion, fait également un point sur les recours judiciaires engagés.

 



Le dirigeant du Groupe Réfugiés Chagos balaye, lui, la proposition financière émise par le gouvernement britannique. Il proposait de débloquer une enveloppe de 40 millions de livres sur dix ans pour financer des programmes d’aides sociales et éducatifs en faveur des Chagossiens et de leurs descendants.


 

 

 

"Nous ne sommes pas contre le fait que Maurice obtienne la souveraineté car l’île lui appartenait auparavant. Des Organisations non-gouvernementales nous soutiennent. Nous démontrerons comment les britanniques ont bafoué les droits des Chagossiens en les forçant à l’exil. Notre dignité ne peut-être achetée avec ces 40 millions proposés par les britanniques", lance-t-il pour conclure.

ts/www.ipreunion.com

   

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