[VIDEO] Lancement de la première campagne de communication créée à La Réunion :

Violences faites aux femmes : briser le silence, parler, dénoncer


Publié / Actualisé
Une nouvelle campagne pour un intemporel fléau. Ce mercredi 18 octobre 2017 a été lancée la première campagne audiovisuelle réunionnaise pour sensibiliser le public aux violences faites aux femmes, notamment dans le couple. Jusqu'au 25 novembre prochain, la campagne prévoit des affiches dans les lieux publics et chez les professionnels de santé, des dépliants, un spot télévisuel et une page Facebook (DRDFE) pour sensibiliser les potentielles victimes au fait qu'il ne faut plus se taire face à des violences.
Une nouvelle campagne pour un intemporel fléau. Ce mercredi 18 octobre 2017 a été lancée la première campagne audiovisuelle réunionnaise pour sensibiliser le public aux violences faites aux femmes, notamment dans le couple. Jusqu'au 25 novembre prochain, la campagne prévoit des affiches dans les lieux publics et chez les professionnels de santé, des dépliants, un spot télévisuel et une page Facebook (DRDFE) pour sensibiliser les potentielles victimes au fait qu'il ne faut plus se taire face à des violences.

 

La date du lancement de cette campagne de sensibilisation contre les violences conjugale n'a pas été influencée par la récente vague de témoignages de victimes de harcèlement, de sexisme ou d'agressions sexuelles sur les réseaux sociaux via le hashtag #balancetonporc. Mais le lien ne peut être ignoré, tant les auteurs de violences ou les harceleurs agissent sur fond de sexisme.

Il s'agit de la première campagne de sensibilisation créée à La Réunion, à destination des Réunionnaises et Réunionnais. Mesure découlant des premiers Etats généraux contre les violences faites aux femmes, auquels ont assisté près de 2.000 personnes, la campagne a pour premier objectif de faire prendre conscience aux femmes victimes de violence de leur condition. De même, les affichages, spot et dépliants produits ont un volet informatif important, passant en revue le cycle de la violence, qu'elle soit verbale, psychologique, corporelle, sexuelle ou virtuelle, puisque le harcèlement via les réseaux sociaux est également une violence.

 

L'objectif : briser l'omerta autour des violences faites aux femmes et inciter ces dernières à parler. Nadine Caroupanin, déléguée régionale aux droits des femmes indique que les dispositifs mis en place pour aider les femmes en danger vont être accentués. Téléphones "grave danger" et équipes d'assistance sociale au sein des forces de l'ordre seront revus à la hausse. Par le biais de la campagne, les femmes victimes de violence peuvent accéder au contact de tous les acteurs associatifs et sociaux succeptibles de pouvoir les aider.

 

 

A la question de savoir si le dépôt de plainte aboutira à la mise en sécurité d'une femme en situation de détresse dans son foyer, Jean-François Lebon, directeur départemental de la sécurité publique, assure que la police est formée à l'accueil de victimes de violences.

 

 

A noter que 140 appels ont été recensés l'an dernier sur la ligne nationale d'écoute 3919. 117 ont déjà été dénombrés courant 2017. Un biais qui pourrait sur le long terme réduire les victimes de violence conjugale puisque ces deux dernières années à La Réunion, 1.300 femmes se sont rendus à la gendarmerie pour des faits de violence.

 

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jm/www.ipreunion.com

   

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